La Ligue contre le cancer appelle à plus d’espaces sans tabac

À l’occasion de la Journée mondiale sans tabac, ce 31 mai, la Ligue contre le cancer appelle à développer les “espaces sans tabac”, en lançant “Ma Ville se Ligue”, un programme de labellisation ambitieux pour aider les communes à créer des environnements plus sains et protecteurs pour leurs habitants.

En lançant “Ma Ville se Ligue”, la Ligue contre le cancer appelle à développer plus d'espaces sans tabac.
En lançant “Ma Ville se Ligue”, la Ligue contre le cancer appelle à développer plus d’espaces sans tabac. (Crédit : Adobe Stock)

« Avec 40 % de cancers dits “évitables”, agir localement, au plus proche des personnes, de leurs modes de vie, de leurs besoins et de leurs attentes, est une priorité. En labellisant les communes “Ma Ville se Ligue”, nous enclenchons un cercle vertueux : nous créerons des environnements protecteurs qui limiteront l’exposition aux facteurs de risque – dont le tabac, mais pas seulement – qui eux-mêmes encourageront l’adoption de comportements favorables à la santé, phosphoreront et inspireront de nouvelles initiatives », assure Philippe Bergerot, président de la Ligue contre le cancer.

Plus de 7000 espaces sans tabac et quelque 1600 communes engagées

Si aujourd’hui l’interdiction de fumer ne concerne que les lieux publics fermés, les transports publics, les établissements scolaires, les aires de jeux pour enfants ou encore les lieux de travail, 1600 communes ont pris l’initiative de créer quelque 7000 espaces sans tabac, notamment sur les plages, pistes de ski, parcs ou abords d’école… des périmètres fixés par arrêté municipal pour interdire de fumer dans les zones qui échappent à la réglementation actuelle.

Dans une récente étude menée par OpinionWay pour le compte de la Ligue contre le cancer, deux Français sur trois se disent prêts à une réglementation plus contraignante de la cigarette dans l’ensemble des lieux publics. Si 78 % des sondés souhaitent interdire la cigarette dans de nouveaux lieux publics comme les abords des établissements de santé, les forêts, les plages, les parcs, les abribus, les terrasses des cafés, les campus universitaires ou encore les terrains de sport, ils sont même 83 % à demander la même interdiction pour les cigarettes électroniques, qui ne sont pas aujourd’hui concernées par la réglementation.

Antonin Tabard