NeuroClues accélère la détection des maladies neurologiques

La medtech européenne NeuroClues franchit une nouvelle étape dans la détection précoce des maladies neurologiques. La start-up franco-belge vient d’annoncer une levée de fonds de dix millions d’euros en série A pour déployer à grande échelle sa technologie basée sur l’analyse des mouvements oculaires, avec l’ambition de transformer le diagnostic de pathologies comme Alzheimer ou Parkinson.

NeuroClues a développé une solution qui repose sur un dispositif médical portable, capable d’analyser en quelques minutes les mouvements oculaires grâce à des capteurs infrarouges et des algorithmes d’intelligence artificielle. (Crédit : NeuroClues)
NeuroClues a développé une solution qui repose sur un dispositif médical portable, capable d’analyser en quelques minutes les mouvements oculaires grâce à des capteurs infrarouges et des algorithmes d’intelligence artificielle. (Crédit : NeuroClues)

Le constat est sans appel : malgré des avancées scientifiques majeures, l’évaluation clinique des troubles neurologiques repose encore largement sur des méthodes subjectives. Résultat, un patient sur cinq est mal diagnostiqué, souvent trop tardivement. « Aujourd’hui, nous offrons aux cliniciens un moyen objectif d’évaluer les anomalies neurologiques », souligne Antoine Pouppez, PDG de NeuroClues.

NeuroClues met l’œil au service du cerveau

La solution développée par l’entreprise repose sur un dispositif médical portable, capable d’analyser en quelques minutes les mouvements oculaires grâce à des capteurs infrarouges et des algorithmes d’intelligence artificielle. En dix minutes, l’appareil génère des biomarqueurs quantifiables et reproductibles, directement exploitables en consultation. Une rupture avec les pratiques actuelles, souvent longues et peu précises.

Déjà certifiée CE, la technologie est déployée dans sept pays européens, avec plus de 30 appareils installés en quelques mois. Cette adoption rapide témoigne d’un besoin croissant chez les cliniciens. À terme, NeuroClues ambitionne d’aller plus loin : distinguer différentes formes de Parkinson, détecter les premiers signes de la maladie d’Alzheimer ou encore identifier les séquelles de commotions cérébrales.

« À mesure que notre ensemble de données s’enrichit, notre solution aidera à identifier des pathologies spécifiques plus tôt et avec plus de précision que jamais », affirme Antoine Pouppez.

En s’appuyant sur une base de données clinique à grande échelle et sur l’IA, NeuroClues espère ainsi faire entrer la neurologie dans l’ère des biomarqueurs objectifs. Un changement de paradigme majeur pour les patients comme pour les systèmes de santé.

Antonin Tabard