Le CHU Dijon Bourgogne réinvente la prise en charge gynécologique

À l’occasion de Septembre Turquoise, mois dédié à la sensibilisation aux cancers gynécologiques, le CHU Dijon Bourgogne renforce son engagement en faveur d’une prise en charge toujours plus précoce, coordonnée et innovante. De la prévention à la chirurgie mini-invasive, en passant par un parcours de soins personnalisé, l’établissement déploie de nouvelles approches pour améliorer le suivi des patientes.

Entre autres innovations proposées au CHU Dijon Bourgogne, la chirurgie mini-invasive par mono-trocard permet à la patiente de ressortir du bloc opératoire avec une seule cicatrice dissimulée dans l'ombilic. (Crédit : ON HEALTH)
Entre autres innovations proposées au CHU Dijon Bourgogne, la chirurgie mini-invasive par mono-trocard permet à la patiente de ressortir du bloc opératoire avec une seule cicatrice dissimulée dans l’ombilic. (Crédit : ON HEALTH)

La prévention reste le premier levier contre ces cancers. « La plupart sont liés à des facteurs de risque que tout le monde connaît : tabac, obésité… Une activité physique régulière et une alimentation équilibrée permettent de prévenir leur apparition », rappelle le Professeure Delphine Hudry, chirurgienne en gynécologie oncologique. Ce mois de septembre, le CHU a également ouvert des consultations dédiées au dépistage afin d’encourager les femmes, à partir de 25 ans, à réaliser un suivi gynécologique régulier.

Prévenir, coordonner, innover : le pari du CHU Dijon

Si le dépistage est efficace pour certains cancers, celui de l’ovaire demeure un défi. « Il n’y a malheureusement pas de dépistage possible pour ce cancer », souligne le Pre Hudry. Les équipes explorent donc des stratégies innovantes de prévention, notamment la chirurgie prophylactique consistant à retirer les trompes avant l’apparition de la maladie. Réalisée en chirurgie mini-invasive, parfois par voie mono-trocart avec une unique cicatrice dissimulée dans l’ombilic, cette technique limite l’impact pour les patientes tout en évitant une ménopause précoce.

L’innovation se poursuit également lorsque la maladie est déclarée. Le CHU développe le parcours coordonné CAPGYN, destiné à fluidifier la prise en charge entre chirurgiens, oncologues, équipes de chimiothérapie et établissements partenaires. L’établissement propose également la CHIP (chimiothérapie hyperthermique intrapéritonéale), administrée directement au bloc opératoire en fin d’intervention. « L’enjeu est d’apporter de l’innovation sur le plan médicamenteux, mais aussi chirurgical », explique la praticienne.

Au cœur de cette organisation, l’infirmière coordinatrice joue un rôle essentiel. « Notre objectif, c’est que les patientes se sentent accompagnées dans un parcours de soins personnalisé et coordonné », souligne Pauline Verin. Dès l’annonce du diagnostic, elle assure le lien entre les différents professionnels, répond aux interrogations des patientes et de leurs proches, facilite l’accès aux soins de support et veille à la continuité du parcours. Une innovation organisationnelle qui place l’humain au cœur de la prise en charge.

Ce reportage a été réalisé en partenariat avec le CHU Dijon Bourgogne.

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