Près de Lille, une IRM à champ ouvert pour traiter les plus anxieux

Le centre d’imagerie Imalliance d’Orchies, près de Lille, a fait l’acquisition d’une IRM à champ ouvert afin de faciliter les examens des patients souffrant de claustrophobie, des enfants et des personnes en surpoids.

Un quart des patients du centre d’imagerie Imalliance « avouent avoir connu une expérience de claustrophobie notoire au cours de leur examen IRM », et 4% ont « catégoriquement » refusé d’entrer dans le tunnel, « empêchant la réalisation de leur examen ». Alors que 35% de la population des Hauts-de-France est également confrontée à des problèmes de surpoids et d’obésité, le centre d’Orchies, près de Lille, vient d’acquérir une IRM à champ ouvert. Comme son nom l’indique, l’appareil diffère des autres IRM classiques, car elle n’isole pas ses patients dans un tube. De quoi rassurer les plus anxieux et permettre l’examen du plus grand nombre.

Ce dispositif « rend la consultation moins anxiogène », confirme le radiologue Laurent Speleers, qui gère le projet d’Orchies. Un accompagnant peut aussi se rendre sur place et même éventuellement donner la main à la personne examinée. Un geste qui peut rassurer les enfants et leurs parents. Depuis son installation le 31 août, « ça tourne en continu », se réjouit le praticien. La patientèle habituelle se serait même élargie à la Belgique. 

L’IRM à champ ouvert du centre d’imagerie Imalliance d’Orchies. Photo : Imalliance.

Un équipement assisté par l’IA

Lors de cet examen, l’immobilité est indispensable pour être en capacité de bien repérer les éventuelles pathologies. Mais une personne anxieuse aura davantage tendance à bouger, diminuant alors la qualité des images. L’intérêt de cette machine est alors double : améliorer le confort des patients, mais aussi et surtout la qualité de leur prise en charge.

Cinquième IRM de ce type en France et unique appareil au nord de Paris, son utilisation est assistée par l’intelligence artificielle. Le temps d’examen est ainsi raccourci de 30% en moyenne et la reconstruction des images facilitée. Seule ombre au tableau : le coût de la machine, deux fois plus important qu’une IRM classique. Celle d’Orchies a par exemple dépassé 1,6 million d’euros.

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