L’Occitanie renforce son écosystème e-santé

La Technopole Castres-Mazamet et l’incubateur technologique IMT Mines Albi s’unissent pour faire émerger de jeunes entreprises dans les domaines de la santé et de l’e-santé.

Favoriser l’émergence et le développement de start-up grâce à la complémentarité. Signé le 12 juin, ce partenariat a pour objectif de proposer aux start-up un accompagnement plus complet en combinant les expertises des deux structures. D’un côté, l’incubateur apporte son savoir-faire scientifique et technologique. De l’autre, la Technopole met à disposition son réseau d’entreprises et son expertise en financement et développement économique.

La Technopole Castres-Mazamet et IMT Mines Albi unissent leurs expertises pour accélérer les start-up en santé en Occitanie.
La Technopole Castres-Mazamet et IMT Mines Albi unissent leurs expertises pour accélérer les start-up en santé en Occitanie. (Crédit : IMT Mines Albi)

À l’origine de cette collaboration, l’école d’ingénieur qui compte, à Albi, 1200 étudiants et trois centres de recherche, dont le Centre de génie industriel. Ce centre intègre une spécialité ingénierie adaptée au monde de la santé : « Ils travaillent sur tout ce qui peut améliorer les processus dans les hôpitaux. Ce sont des projets qui améliorent la prise en charge et la satisfaction des patients », explique Loïc Gaté, responsable de l’incubateur IMT Mines Albi.

Une alliance pour accélérer les start-up santé

Malgré un nombre croissant de projets, l’incubateur se heurtait à une difficulté majeure : connaître les besoins réels du terrain. « Nous avons un vrai plafond de verre depuis 4-5 ans. Nous n’arrivons pas à avoir une vraie vision du besoin des hôpitaux et des médecins, parce que nous n’arrivons pas à les contacter », regrette Loïc Gaté. L’incubateur s’est alors tourné vers la Technopole qui possède un atout précieux : l’expertise du marché. « Non seulement la Technopole ouvre son réseau, mais avant cela, elle retravaille le projet avec une réelle vision santé et avec des réflexes que nous n’avons pas », se félicite le responsable.

Concrètement, les start-up issues du centre de recherche sont désormais présentées à la Technopole qui décide, ou non, de les intégrer dans le parcours. Plusieurs critères sont retenus : être implantées en Occitanie, avoir un avantage concurrentiel et surtout relever du domaine de la deeptech. « Il faut avoir un lien fort avec un centre de recherche et il faut qu’il y ait une innovation de rupture », ajoute Loïc Gaté.

Un nouvel élan pour les start-up en santé numérique

Trois premiers projets bénéficient déjà de cet accompagnement : ScanCur, qui développe une application mobile de pré-tri médical capable d’analyser une blessure à partir d’une photographie ; IMERSO-VR, une solution qui vise notamment à améliorer la prévention des troubles musculo-squelettiques ; et Planifia pour optimiser la planification des parcours patients, avec une clinique toulousaine déjà intéressée par la solution.

Pour l’incubateur, ce partenariat répond aux enjeux croissants de la santé numérique, de l’intelligence artificielle et des technologies médicales, dans un bassin Castres-Mazamet porté notamment par la présence d’acteurs industriels majeurs comme Pierre Fabre. Il s’inscrit également dans une tendance de fond : « C’est un vrai mouvement lié à un environnement qui change pour s’adapter au fait que les structures ont moins de financement. Nous devons retravailler tous ensemble et réapprendre à devenir complémentaires », souligne Loïc Gaté.

L’incubateur sort traditionnellement un ou deux projets dans le domaine de la santé par an, dont 50 % viennent de l’extérieur. Avec ce nouveau partenariat, il entend attirer davantage et reste ouvert à toute innovation.

Céline Labesque,
Correspondante à Toulouse

Privacy Preference Center