Orthotaxy investit pour développer ses robots chirurgicaux

L’entreprise Orthotaxy, basée à Gières (Isère), vient tout juste d’inaugurer l’extension de ses locaux. Grâce au doublement de sa surface, elle compte accélérer l’innovation en matière de robots chirurgicaux dédiés à l’orthopédie.

En Isère, la filiale de Johnson & Johnson, Orthotaxy, accélère le développement de ses robots chirurgicaux dédiés à l'orthopédie.
En Isère, la filiale de Johnson & Johnson, Orthotaxy, accélère le développement de ses robots chirurgicaux dédiés à l’orthopédie. (Crédit : ON HEALTH)

Quelques mois après avoir permis à l’Hôpital Sud de Grenoble de réaliser sa toute première arthroplastie totale de genou, l’entreprise Orthotaxy, filiale de Johnson & Johnson, a inauguré l’agrandissement et la modernisation de ses locaux basés à Gières, en Isère. L’objectif : investir dans ce bâtiment pour améliorer ses robots chirurgicaux spécialisés dans l’aide orthopédique.

Des infrastructures dédiées à la recherche

Désormais, le site accueille des espaces techniques, mais aussi collaboratifs, pour développer de nouvelles technologies. Notamment, un atelier d’impression 3D « qui nous permet de tester nos prototypes », explique Nicolas Demanget, directeur R&D et responsable du site de Gières. Orthotaxy bénéficie désormais de ses propres espaces de stockage… Mais aussi d’un bunker radiologique pour l’imagerie aux rayons X.

Des débuts prometteurs

Le dernier robot mis au point par Orthotaxy, le Velys, est un bras muni d’une scie qu’il faut placer dans le plan de coupe désiré. Des traqueurs au préalable placés sur le genou du patient sont quant à eux repérés par une caméra qui guide le chirurgien dans ses gestes. Et le robot, qui ne pèse en tout que 24 kilogrammes, est déplaçable très facilement, pouvant donc changer de bloc opératoire rapidement.

Selon Brice Rubens-Vidal, chirurgien à l’Hôpital Sud, il faut compter sur une cinquantaine de chirurgies avec le Velys pour devenir performant et améliorer son temps opératoire. À l’avenir, d’autres pistes pourraient être explorées. « Cela n’a encore jamais été fait, mais pourquoi ne pas imaginer un robot qui permette d’aider les chirurgies de cheville ?, s’interroge-t-il. Et en ostéotomie, il n’y a pas encore de robotisation. »

Morgane Poulet,
Correspondante à Grenoble.