Une première journée dédiée à l’IA générative en santé

Vendredi 16 mai, les Hospices civils de Beaune accueillaient la première journée de l’IA générative en santé, avec un plateau d’intervenants à faire pâlir les plus gros évènements spécialisés. Co-animée par le Docteur Jean-Louis Fraysse, co-fondateur de BOTdesign, et le Professeur Patrick Callier, responsable du DU IA Santé et du DIU IA générative en santé, la journée a été ouverte par Guillaume Koch, directeur des Hospices civils de Beaune, avant une première conférence de Franck Mouthon, directeur exécutif de l’Agence des programmes pour la recherche en santé, et une seconde du Professeur Stéphanie Allassonnière, vice-présidente innovation et valorisation à l’Université Paris Cité et co-fondatrice de la start-up Sonio.

Cette première journée de l'IA générative en santé a été l'occasion de récompenser l'équipe du projet Cyclades, à l'origine de l'Internet en France.
Cette première journée de l’IA générative en santé a été l’occasion de récompenser l’équipe du projet Cyclades, à l’origine de l’Internet en France. (Crédit : ON HEALTH)

« L’IA générative pose un certain nombre d’enjeux, aussi bien de formation, d’éthique, de pratiques professionnelles, estime le Docteur Jean-Louis Fraysse. On est là, aujourd’hui, pour confronter les points de vue et pour sortir avec des opinions dont on pourra débattre ensuite. »

L’IA générative, une transformation profonde du système de santé ?

Trois tables rondes ont rythmé cette journée, des défis éthiques et réglementaires aux application et à l’avenir de l’IA générative dans les soins, en passant par le développement d’un modèle d’IA en santé. « Un bel emblème, souligne Guillaume Koch, d’associer à la fois un hôpital vieux de pratiquement 600 ans avec l’innovation, la recherche, la nouvelle technologie et l’avenir pour la prise en charge des patients. »

Pour Marc Gardette, directeur technique adjoint de Microsoft France, « l’IA en santé a un fort impact, en améliorant l’efficacité de la recherche, du diagnostic, des soins et de la prévention, jusqu’à la prise en charge administrative ». À ces propos encourageants, Franck Mouthon apportera toutefois un point de vigilance « sur les nouvelles vulnérabilités, les nouvelles inégalités que cela pourrait produire et également la transformation de notre pacte social, de la prise en charge de ces solutions jusqu’à la responsabilisation du citoyen dans l’utilisation de ces outils ».

Vers une Société francophone de l’Intelligence artificielle en santé

Entre autres faits marquants de cette journée, l’annonce de la création d’une Société francophone de l’Intelligence artificielle en santé, SoFIA-Santé : « pour aider les professionnels de santé à développer des webinaires, des applications, et émettre des recommandations au niveau national », détaille le Professeur Patrick Callier.

Antonin Tabard