Radiologie : Mutualiser pour mieux soigner

Aux centres hospitaliers de Lille et de Roubaix, les radiologues de garde peuvent désormais s’appuyer sur leur expertise respective pour la prise en charge de leurs patients. Avec ce nouveau plateau d’imagerie médicale mutualisé (PIMM), porté depuis un an par l’Agence régionale de santé, les praticiens « mutualisent désormais leurs ressources humaines et médicales », explique le professeur en radiologie et imagerie médicale Grégory Kuchcinski, l’un des porteurs du projet.

Comme beaucoup d'autres technologies d'imagerie médicale, les IRM sont à l'heure actuelle encore principalement réservés aux CHU et grands centres d'imagerie.
À Lille et Roubaix, le nouveau plateau d’imagerie médicale mutualisé permet une meilleure prise en charge en radiologie, grâce à une mutualisation des technologies mais aussi des savoir-faire et expertises. (Crédit : Archives Accuray / unsplash)

Concrètement, face à une difficulté, le professionnel de santé peut désormais solliciter simultanément plusieurs confrères du site voisin. Leur expertise pourra être demandée lors de la permanence des soins, la nuit, le week-end ou encore pendant les jours fériés. « Avant, vous étiez seul, et les examens que vous réalisez en garde ne sont pas forcément ceux que vous faites au quotidien… ce qui peut vous mettre en grande difficulté », développe le spécialiste.

Ce partage numérique a tardé à se développer en raison de la crainte liée à la cybersécurité, notamment due au partage de données médicales. Un problème résolu, promet-il, grâce aux garde-fous mis en place par la plateforme.

Des résultats encourageants

Depuis son lancement, les praticiens « regagnent de l’entrain pour participer à la permanence des soins », se réjouit-il. La charge de travail est en effet mieux répartie sur l’ensemble des équipes de radiologie. Mais le PIMM permet aussi de répondre à l’augmentation de la demande, qui a bondi de 20 % en cinq ans, en particulier pendant les week-end et la nuit au sein du groupement hôpitaux publics Grand Lille. L’optimisation de ces ressources permet également une réduction des délais de prise en charge des patients. Prochaine étape : l’extension du dispositif aux hôpitaux d’Armentières, d’Hazebrouck, de Tourcoing et de Seclin, dans le Nord.

Brianne Huguerre-Cousin,
Correspondante à Lille.