DRIMbox modernise le partage d’imagerie à Poitiers

Dans les couloirs du CHU de Poitiers, un objet familier est en train de disparaître : le CD d’imagerie médicale. Longtemps incontournable pour transmettre radios, scanners et IRM, il symbolise aujourd’hui les limites d’un système encore trop fragmenté. Pour accélérer sa transformation numérique, le CHU a choisi la solution DRIMbox développée par Enovacom.

Avec sa solution DRIMbox, Enovacom modernise et numérise les résultats d'imagerie médicale.
Avec sa solution DRIMbox, Enovacom modernise et numérise les résultats d’imagerie médicale. (Crédit : Enovacom)

L’enjeu dépasse la simple dématérialisation. Malgré une harmonisation interne des outils RIS et PACS au sein du GHT, le partage d’examens avec les établissements privés et les structures hors groupement restait complexe. Multitude de plateformes, supports physiques, délais d’accès… autant de freins à la fluidité du parcours patient.

Fin des CD : le pari numérique du CHU de Poitiers

DRIMbox vient simplifier cet écosystème. Compatible avec tous les RIS et PACS du marché, la solution s’appuie sur une architecture hybride, déployable sur site ou en mode SaaS hébergé en France, et s’intègre à l’infrastructure Nexus déjà existante. Mais l’innovation décisive tient dans un détail technique aux conséquences très concrètes : le « préfetching ». Les images sont automatiquement préchargées dans le PACS local avant la consultation. Pour les médecins, cela signifie zéro attente, zéro manipulation supplémentaire. Un usage fluide, condition essentielle à l’adoption.

« Si on veut que les médecins utilisent la DRIMBox et qu’il n’y a pas de préfetching, ils ne le feront pas. Il faut que ça aille vite pour qu’il y ait l’usage », explique Richard Mesdon, DSI adjoint du CHU de Poitiers.

Pour les patients, le bénéfice est tout aussi tangible : un accès simplifié à leurs examens via le réseau DRIM-M, sans dépendre d’un support physique fragile et parfois perdu. Filiale d’Orange Business, Enovacom confirme avec ce projet son rôle d’architecte de l’interopérabilité hospitalière. Une innovation discrète, presque invisible, mais structurante : moins de logistique, plus de sécurité, et surtout plus de temps médical. Une démonstration concrète que la transformation numérique en santé commence souvent par la suppression d’un simple disque argenté.

Antonin Tabard