Resilience Care étend la télésurveillance à la santé mentale

Longtemps restée à l’écart de la révolution de la donnée en santé, la psychiatrie entre à son tour dans l’ère du suivi continu. C’est le pari de Resilience Care, acteur reconnu de la télésurveillance médicale, qui déploie aujourd’hui une solution spécifiquement conçue pour les patients atteints de troubles de l’humeur.

La santé mentale entre dans l’ère du suivi continu grâce à la nouvelle solution de télésurveillance de Resilience Care.
La santé mentale entre dans l’ère du suivi continu grâce à la nouvelle solution de télésurveillance de Resilience Care. (Crédit : ON HEALTH)

Fondée il y a cinq ans, l’entreprise s’est d’abord imposée en oncologie, devenant la première à obtenir un remboursement pérenne de sa solution de télésurveillance après validation par la Haute Autorité de Santé. Depuis, elle a étendu son expertise à la gastro-entérologie avant de s’attaquer à l’un des grands défis de santé publique : la santé mentale.

L’innovation au service de la santé mentale

L’innovation repose sur une application mobile permettant aux patients de renseigner régulièrement des questionnaires sur leurs symptômes, leur tolérance aux traitements et leur observance. Ces données sont ensuite transmises aux équipes soignantes via une plateforme dédiée. « Grâce à la télésurveillance, nous sommes capables d’apporter des métriques qui n’existaient pas forcément en psychiatrie, explique Jules Ancillon, responsable de la division psychiatrie chez Resilience Care. Cela permet d’évaluer en continu la sévérité de la pathologie, l’adhésion au traitement et d’anticiper les rechutes. »

Pour les psychiatres, l’enjeu est majeur : disposer d’une vision plus fine de l’évolution du patient entre deux consultations. La solution intègre également des contenus de psycho-éducation destinés à renforcer l’autonomie des patients et leur compréhension de la maladie. Avec cette nouvelle offre, Resilience Care entend contribuer à l’émergence d’une psychiatrie plus proactive, personnalisée et fondée sur les données. Une évolution qui pourrait bien faire de la télésurveillance un nouvel outil de référence dans le suivi des troubles psychiques.

Antonin Tabard

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