DiVa : un parcours de soins ville-hôpital pour les victimes d’AVC et d’infarctus

Un des premiers projets autorisés dans le cadre de l’Article 51 de la Loi de financement de la Sécurité sociale 2018, l’expérimentation DiVa propose aux patients ayant subis un AVC ou un infarctus du myocarde une prise en charge pluri-professionnelle programmée et coordonnée entre la ville et l’hôpital. Objectif de ce projet porté par le CHU Dijon Bourgogne ? Réduire les risques de complications et de récidives, et in fine améliorer la qualité de vie des patients concernés.

Expérimentation article 51, le projet DiVa consiste à améliorer la prise en charge des patients victimes d'AVC ou d'infarctus du myocarde en coordonnant une prise en charge ville-hôpital.
Expérimentation article 51, le projet DiVa consiste à améliorer la prise en charge des patients victimes d’AVC ou d’infarctus du myocarde en coordonnant une prise en charge ville-hôpital. (Crédit : ON HEALTH)

« L’idée de ce projet commun aux services de cardiologie et de neurologie, c’est de coordonner les soins entre différents types de soignants, des infirmières, des pharmaciens, des médecins généralistes ou encore des spécialistes, pour pouvoir accompagner le patient et homogénéiser la prise en charge sur le territoire du GHT 21-52, c’est-à-dire à la fois la Côte-d’Or et le sud de la Haute-Marne, impliquant différents hôpitaux comme Beaune, Semur-en-Auxois, Langres, Chaumont et Dijon », détaille le Professeur Gabriel Laurent, chef du service de cardiologie au CHU Dijon Bourgogne.

DiVa vise une meilleure prise en charge des victimes

« L’expérimentation a été réalisée grâce à des coopérations avec les Unions régionales des médecins généralistes libéraux, des pharmaciens et des infirmiers, complète le Professeur Yannick Béjot, chef du service de neurologie au CHU Dijon Bourgogne. Elle a eu lieu en deux phases. Une première étude randomisée, contrôlée, dans laquelle 850 patients ont été inclus, et une seconde étude en vie réelle pour laquelle 400 patients ont déjà bénéficié d’une prise en charge innovante. »

Jean-Benoît faisait partie de cette seconde étude. Victime d’un AVC il y a huit mois, il a bénéficié de cette prise en charge innovante et en reconnaît les bienfaits : « On se sent accompagné, on ne se sent pas seul. Ce sont des professionnels. On a les explications de tout. C’est très sécurisant. »

Ce reportage a été réalisé en partenariat avec le CHU Dijon Bourgogne.