Neuroradiologie interventionnelle : le CHU de Besançon innove

Le CHU de Besançon organisait, jeudi 15 mai, sa journée de l’innovation, aux côtés du PMT et de l’Institut Femto-ST. L’occasion de réunir des professionnels de santé, des chercheurs académiques et des industriels, qu’ils soient fabricants ou sous traitants. Pour cette quatorzième édition, le service de neuroradiologie interventionnelle était à l’honneur.

Le CHU de Besançon a investi dans un nouveau service d'impression 3D. En neuroradiologie interventionnelle, cela se traduit par une meilleure appréhension de l'anatomie à atteindre le jour de l'intervention.
Le CHU de Besançon a investi dans un nouveau service d’impression 3D. En neuroradiologie interventionnelle, cela se traduit par une meilleure appréhension de l’anatomie à atteindre le jour de l’intervention. (Crédit : ON HEALTH)

« La neuroradiologie interventionnelle est une spécialité qui s’occupe de procédures qui sont relativement fréquentes et importantes, avec, en premier lieu, les AVC par occlusion de gros vaisseaux, et les anévrismes intra-crâniens », explique le Docteur Guillaume Charbonnier, neurologue au sein du service de neuroradiologie interventionnelle, au CHU de Besançon.

L’innovation au service de la neuroradiologie interventionnelle

Pour améliorer encore la prise en charge des patients, le CHU de Besançon a investi dans une ferme d’impression 3D pour proposer à ces professionnels de santé de mieux appréhender une intervention en imprimant au préalable les éléments anatomiques pour s’entraîner. Sur le traitement des anévrismes, le projet de recherche Iliad a débuté en 2024 et consiste à proposer aux praticiens en neuroradiologie interventionnelle de s’entraîner sur des modèles imprimés en 3D avant de traiter les patients, afin de pouvoir sélectionner le meilleur dispositif, le jour de l’intervention.

« Concernant la prise en charge des AVC, nous avons un programme de recherche en partenariat avec d’autres établissements, mais aussi des chercheurs et des industriels, sur la robotique en neuro-interventionnelle. L’objectif est de pouvoir traiter des patients à distance, directement dans l’hôpital qui les accueille afin de diminuer le temps de transfert et améliorer de façon très significative le pronostic des patients », complète-t-il.

Antonin Tabard