La photobiomodulation arrive à l’Institut de Cancérologie de Bourgogne

L’Institut de Cancérologie de Bourgogne a choisi d’étoffer son offre de soins de support en proposant, depuis septembre dernier, des séances de photobiomodulation. Destinées aux patients suivis dans le cadre de radiothérapies ou de chimiothérapies, ces séances, non invasives et indolores, sont réalisées à l’issue des séances quotidiennes de thérapie et ne durent pas plus de dix minutes, en fonction de la localisation concernée. Dans sa politique de zéro reste à charge, elles sont facturées au tarif d’une consultation par l’oncologue.

Avec l'arrivée de la photobiomodulation, l'Institut de Cancérologie de Bourgogne étoffe son offre de soins de support.
Avec l’arrivée de la photobiomodulation, l’Institut de Cancérologie de Bourgogne étoffe son offre de soins de support. (Crédit : ON HEALTH)

« L’objectif de ces séances est de venir soulager efficacement le patient des potentielles toxicités dues à son traitement de radiothérapie et de chimiothérapie, explique le Docteur Nicolas Lescut, oncologue radiothérapeute à l’Institut de Cancérologie de Bourgogne. Dans le principe de fonctionnement, les longueurs d’onde spécifiques vont être appliquées sur une zone données. La lumière va pénétrer dans les tissus et, au niveau cellulaire, entraîner une réaction biologique qui va à la fois soulager et permettre d’optimiser la cicatrisation et diminuer l’inflammation. »

Soins de support : L’Institut de Cancérologie de Bourgogne étoffe son plateau technique

Pour étoffer son offre de soins de support, l’Institut de Cancérologie de Bourgogne s’est ainsi équipé de deux appareils de photobiomodulation, en attendant d’en acquérir de nouveaux. Ces deux appareils sont complémentaires et permettent à l’établissement de santé de répondre à une large demande. Un premier appareil déploie en effet trois panneaux lumineux afin de traiter des volumes larges et d’optimiser son efficacité sur des zones de taille importante. Enfin, le second appareil permet lui de traiter des zones spécifiques sur des endroits plus difficiles d’accès, comme la cavité buccale.

« De nombreuses études scientifiques ont validé et confirmé l’efficacité de la photobiomodulation dans le traitement de radiodermites, ou encore de mucites, et également dans le cadre de neuropathies post-chimiothérapie, observe Nicolas Lescut. Mais il y a également beaucoup de recherches qui se poursuivent actuellement, et, dans le futur, de nombreuses nouvelles indications devraient voir le jour et progressivement étoffer son utilisation. »

Ce reportage a été réalisé en partenariat avec l’Institut de Cancérologie de Bourgogne.