L’AFCROs met l’innovation au cœur de la recherche clinique

L’Association française des entreprises de la recherche clinique – AFCROs organisait, mardi 14 octobre, son deuxième Forum d’innovation en recherche clinique. Objectif ? Permettre la rencontre et l’échange entre les promoteurs de produits de santé et les acteurs qui proposent des solutions innovantes d’exploitation de la donnée de santé. Entre présentations d’entreprises et networking, la journée a été rythmée par quatre tables rondes regroupant experts académiques, institutionnels et industriels. Un programme structuré autour des enjeux majeurs de l’innovation clinique : réglementation, données, méthodes, patients.

L'AFCROs proposait aux acteurs de la recherche clinique, institutionnels et industriels, de s'interroger sur la place de l'innovation dans la recherche clinique.
L’AFCROs proposait aux acteurs de la recherche clinique, institutionnels et industriels, de s’interroger sur la place de l’innovation dans la recherche clinique. (Crédit : ON HEALTH)

« L’idée a émergé il y a deux ans, parce qu’effectivement la recherche clinique est un domaine dans lequel l’évolution technologique et réglementaire est en pleine expansion, observe Yoanni Matsakis, président de l’AFCROs. Il y a effectivement un cadre réglementaire qui doit s’adapter à l’irruption massive de nouvelles technologies. »

Innover en recherche clinique pour aller plus vite

Si l’AFCROs reconnaît une coopération accrue entre le milieu académique et le milieu industriel et privé, où chaque acteur a compris l’importance de travailler main dans la main pour apporter de meilleurs services, les patients s’impliquent eux aussi de plus en plus dans les recherches, participant à faire évoluer rapidement l’innovation.

« L’industrie pharmaceutique est un milieu régulé qui n’aime pas le changement, rappelle Alexandre Malouvier, directeur des affaires scientifiques et de l’innovation digitale chez ICON. Malgré tout, les autorités de tutelle, à l’image de la FDA, nous ont demandé d’innover. On ne peut plus se permettre, aujourd’hui, d’attendre dix ou quinze ans et de dépenser un milliard pour avoir un médicament sur le marché ! Alors que l’enjeu est l’accession la plus rapide possible des patients  au nouveaux traitement, il nous faut innover. »

Antonin Tabard