Ce ver marin breton qui intéresse déjà la NASA

À première vue, l’arénicole n’a rien d’un super-héros. Ce petit ver marin que l’on trouve sous le sable breton cache pourtant une molécule révolutionnaire capable de transporter jusqu’à 40 fois plus d’oxygène que l’hémoglobine humaine. Une découverte signée par le biologiste Franck Zal, fondateur de Hemarina.

Dans ce nouveau numéro, le chercheur revient sur cette aventure scientifique née au CNRS et devenue une innovation médicale mondiale. Sa technologie est déjà utilisée pour améliorer la conservation des organes destinés aux greffes, accélérer la cicatrisation ou encore traiter certaines lésions dentaires.

Dernière démonstration en date : l’intervention d’Hemarina après le dramatique incendie de Crans-Montana, en Suisse. Grâce à un gel oxygénant issu du ver marin, des tissus gravement brûlés ont pu être sauvés, limitant les risques de nécrose et d’amputation.

Des hôpitaux… jusqu’à la NASA, Hemarina travaille désormais sur des applications liées à la survie dans l’espace et aux futures missions martiennes.