BrainEver innove pour stopper l’évolution de la maladie de Charcot

BrainEver vient de lever 33 millions d’euros pour accélérer le développement clinique de son candidat contre la maladie de Charcot. Avec cette somme, la BioTech parisienne spécialisée dans les maladies neurodégénératives va ainsi pouvoir lancer un premier essai clinique sur des patients en Europe.

BrainEver a développé une plateforme de reprogrammation neuronale pour stopper l'évolution de la maladie de Charcot.
BrainEver a développé une plateforme de reprogrammation neuronale pour stopper l’évolution de la maladie de Charcot. (Crédit : AdobeStock)

«Ce financement est très important puisqu’il nous donne les moyens de commencer l’essai clinique et d’accélérer la validation de notre approche thérapeutique sur la SLA et redonner ainsi de l’espoir aux patients, confie Bernard Gilly, co-fondateur et CEO de BrainEver. L’approche de BrainEver s’adresse à toutes les formes de SLA, qu’elles soient génétiques ou sporadiques. Dans un environnement de marché extrêmement contraint, il démontre la solidité scientifique de notre projet et la pertinence de notre stratégie clinique, et je veux remercier ici les investisseurs qui nous font confiance. »

Maladie de Charcot : BrainEver a développé une plateforme de reprogrammation neuronale

« Cette levée marque une reconnaissance de la robustesse scientifique de nos travaux, issus de décennies de recherche fondamentale. C’est une étape déterminante pour démontrer, sur le plan clinique, que la réjuvénation des cellules neuronales peut devenir une réalité thérapeutique », complète Alain Prochiantz, co-fondateur et directeur scientifique. En effet, BrainEver a développé une plateforme qui repose sur une technologie de reprogrammation neuronale. Objectif ? Arrêter l’évolution de la maladie en réactivant les capacités physiologiques des neurones atteints.

Cette stratégie ouvre des perspectives nouvelles dans la prise en charge des maladies neurodégénératives comme la SLA, la maladie de Parkinson ou encore les dégénérations sensorielles, pour lesquelles les options thérapeutiques restent très limitées ou inexistantes. D’ici la fin de l’année, un essai clinique de phase I/II dans la SLA démarrera à l’Université d’Utrecht, centre européen de référence pour cette pathologie. « Ce jalon clinique majeur marque l’entrée de BrainEver dans une phase de validation humaine, avec l’espoir d’apporter à terme des solutions aux milliers de patients pour lesquels il n’existe aucune option thérapeutique à l’heure actuelle », assure la BioTech.

Antonin Tabard