Dijon, capitale de la neurologie vasculaire pendant trois jours

Du 19 au 21 novembre, le Palais des Congrès de Dijon a accueilli le 30e congrès national de la Société française neuro-vasculaire. Pour la première fois en Côte-d’Or, quelque 600 médecins, chercheurs et professionnels paramédicaux se sont réunis pour faire le bilan des trois décennies de progrès dans la prise en charge des AVC. Un programme scientifique riche, avec un point sur la transition vers la ténecteplase, mais aussi sur les avancées en imagerie, en télémédecine et dans la néphroprotection post-AVC, et enfin, un focus sur la qualité de vie après l’accident.

Pendant trois jours, Dijon est devenue la capitale de la neurologie vasculaire en accueillant le 30e congrès annuel de la Société française neuro-vasculaire. L'occasion de sensibiliser la population sur les AVC.
Pendant trois jours, Dijon est devenue la capitale de la neurologie vasculaire en accueillant le 30e congrès annuel de la Société française neuro-vasculaire. L’occasion de sensibiliser la population sur les AVC. (Crédit : ON HEALTH)

Trois temps forts ont complété cet évènement. Une réunion grand public sur la prévention des AVC organisée avec l’association France AVC 21 s’est tenue le 18 novembre Salle Devosge avec plus de 200 participants. Les congressistes ont, de leur côté, couru 4,5 kilomètres dans Dijon, une course symbolique pour l’AVC. Enfin, une campagne de sensibilisation a été menée avec pas moins de 20 000 sacs à baguette distribués en boulangerie pour rappeler les signes de l’AVC et l’importance de la prévention.

L’innovation au service de la prévention et de la prise en charge des AVC

« Les accidents vasculaires cérébraux représentent un enjeu majeur de santé publique en France, rappelle le Professeur Yannick Béjot, chef du service de neurologie au CHU Dijon Bourgogne et vice-président de la Société française neuro-vasculaire. On sait qu’environ 160 000 personnes sont hospitalisées chaque année, que cette maladie est la première cause de mortalité chez la femme et la troisième chez l’homme et que c’est la première cause de handicap acquis chez l’adulte et la deuxième cause de démence après la maladie d’Alzheimer. »

Toutefois, le Professeur Charlotte Cordonnier rassure en expliquant que l’AVC n’est plus une fatalité. « 90 % des AVC pourraient être évités avec des gestes simples, rappelle la cheffe du service de neurologie au CHRU de Lille et présidente de la Société française neuro-vasculaire. Prendre régulièrement sa pression artérielle, surveiller son cholestérol ou son sucre dans le sang, faire de l’activité physique régulièrement, ne pas fumer… » Pour le secrétaire général de la société savante, le Professeur Mikaël Mazighi, par ailleurs chef du service de neurologie de l’Hôpital Lariboisière, l’innovation a toute sa place pour améliorer encore la prise en charge des AVC, « notamment sur les médicaments comme les nouveaux thrombolytiques, mais également sur l’imagerie qui va nous permettre d’analyser les caillots en direct et ainsi, identifier ceux qui sont plus résistants aux traitements. »

Antonin Tabard