Données de santé en vie réelle : un atout pour la recherche clinique

Jeudi 20 juin, l’Association française des CRO (AFCROs), au travers de son groupe de travail RWD, organisait la seizième édition de son colloque sur les données de santé en vie réelle. « Un véritable succès, affirme Alexandre Vainchtock, co-fondateur de la société Heva et co-animateur du groupe RWD au sein de l’AFCROs, puisqu’elle réunit aujourd’hui plus de 250 experts de la donnée de santé en vie réelle, que ce soit des industries de la santé, des professionnels ou des entreprises de la recherche clinique, bureaux d’études… »  Une journée où s’enchaînaient tables rondes, communications orales et posters commentés, entremêlés de moments de networking.

Plus de 250 experts de la donnée de santé ont participé au 16e colloque des données de santé en vie réelle organisé par l’AFCROs. (Crédit : ON HEALTH)

« Chaque année, ce colloque porte sur toutes les études réalisées à partir de données collectées sur sites, ou de données de registre, de cohorte, ou bien encore médico-administratives. L’objectif étant d’évaluer l’efficacité et la sécurité des médicaments, dispositifs médicaux ou de réaliser toutes les études de santé publique et d’épidémiologie », souligne Audrey Lajoinie, responsable des études sur données secondaires au sein de la société RCTs et co-animatrice du groupe RWD pour l’AFCROs. Une véritable opportunité pour y trouver « de l’inspiration, des idées et du réseau », témoigne Marion Pinet, responsable de l’équipe génération des données, au sein du laboratoire Novartis.

Données de santé en vie réelle et entrepôts de données hospitaliers

Au programme de cette journée, deux tables rondes pour repenser l’utilisation des données générées par les patients et faire un état des lieux des entrepôts de données de santé hospitaliers. « La question qu’on s’est posée c’est finalement, comment faire en sorte que ces données générées par des patients soient des données robustes et qu’elles puissent être utilisées pour optimiser la recherche médicale et le parcours de soins », détaille Lise Radoszycki, présidente de Carenity. Pour en parler, elle recevait Benoit Arnould, responsable de l’équipe d’évaluation des résultats cliniques chez Sanofi, Adrien Augé, chef de projets innovation et stratégie chez Withings, Alexandre Malouvier, directeur des affaires scientifiques et de l’innovation digitale chez ICON, Nicolas Naiditch, sociologue spécialiste de l’expérience patient pour ExpectPatient, et Laura Sablone, coordinatrice nationale de la cohorte SFDT1. « Les entrepôts de données de santé hospitaliers et en particulier l’exploitation que pourront faire les industriels de santé est un cadre naissant et on s’est demandé comment les industriels de santé pourront accéder à ces données et dans quelles conditions », explique quant-à-lui Bertrand de Neuville, directeur de la valorisation de la donnée de santé chez Heva. Pour en débattre, il accueillait Paul-Antoine Beaudoin, responsable du projet TEF-health de PREDIMED, l’éntrepôt de données de santé du CHU Grenoble Alpes, Carole Dorphin, directrice des partenariats au Health Data Hub, Frédérique Maurel, principal RWI – HEOR chez IQVIA, Samantha Pasdeloup, directrice innovation, développement et partenariats chez ELSAN et vice-présidente Healthcare Data Institute, et Marion Pinet, responsable de l’équipe génération de données chez Novartis France.

 

Pour la prochaine édition, le groupe de travail RWD de l’AFCROs imagine déjà mettre l’accent sur toutes les sources de données autres, notamment les entrepôts de données de santé hospitaliers : « On pense que c’est le futur de l’utilisation des données de santé en vie réelle pour le bien des patients », confie Alexandre Vainchtock.

Antonin Tabard