Le GHT Saône-et-Loire Bresse Morvan expérimente le transport médical par drone

Le Groupement hospitalier de territoires Saône-et-Loire Bresse Morvan expérimente, depuis le mercredi 14 mai, une solution innovante de transport de matériel médical par drone entre ses établissements. Le premier vol d’essai a ainsi eu lieu entre les centres hospitaliers de Sevrey et de Monceau-les-Mines. S’il s’agit bien d’une première en Bourgogne-Franche-Comté, ce projet a pour objectif de moderniser et décarboner la logistique hospitalière.

Grâce à un drone, le GHT Saône-et-Loire Bresse Morvan innove dans le transport de matériel médical entre ses établissements.
Grâce à un drone, le GHT Saône-et-Loire Bresse Morvan innove dans le transport de matériel médical entre ses établissements. (Crédit : GHT Saône-et-Loire Bresse Morvan)

« Ce projet s’inscrit dans la stratégie régionale de mutualisation des ressources et de lutte contre les déserts médicaux, en offrant une solution logistique innovante, sûre et respectueuse de l’environnement. Il constitue une étape majeure vers la généralisation des transports médicaux décarbonés en France et positionne le GHT Saône-et-Loire Bresse Morvan comme pionnier en Bourgogne-Franche-Comté », explique le Centre hospitalier William Morey de Chalon-sur-Saône.

Le GHT Saône-et-Loire Bresse Morvan met en place un pont aérien décarboné au service du parcours de soins

« Chaque jour, de nombreux échantillons biologiques, médicaments ou dispositifs médicaux doivent transiter entre les établissements du GHT. Jusqu’à présent, ces transports étaient assurés par la route, avec des délais pouvant être allongés par la circulation et faisant peser, sur l’environnement, un impact non négligeable », détaille l’établissement.

Grâce au drone et à sa capacité de transport de quelques 200 tubes de prélèvements et jusqu’à trois kilogrammes de matériel, le temps de trajet sera réduit de moitié grâce à des vols directs à 110 kilomètres par heure. Avant d’être étendue jusqu’à Chalon-sur-Saône, cette expérimentation prévoit 30 allers-retours, sous supervision humaine depuis un centre de contrôle, garantissant la sécurité des opérations, y compris en conditions météorologiques dégradées.

Un projet sécurisé en concertation avec les acteurs du territoire

Fruit d’une collaboration étroite entre les équipes hospitalières, les laboratoires, les services support et le prestataire sélectionné, le projet a franchi toutes les étapes réglementaires. Les mairies des communes survolées ont par ailleurs été informées, notamment celles proches des zones de décollage et d’atterrissage, pour répondre aux éventuelles questions sur la sécurité ou le bruit.

Antonin Tabard