Lifebloom muscle la rééducation avec son exosquelette

La medtech française Lifebloom franchit une nouvelle étape dans le déploiement de sa technologie de rééducation à la marche. La start-up vient d’annoncer une levée de huit millions d’euros, combinant six millions d’euros en equity et deux millions d’euros de subventions dans le cadre du plan France 2030. Un financement qui vise à accélérer l’industrialisation et la diffusion de sa thérapie innovante basée sur un exosquelette.

Lifebloom entend refaire marcher les personnes à mobilité réduite grâce à sa thérapie innovante basée sur un exosquelette.
Lifebloom entend refaire marcher les personnes à mobilité réduite grâce à sa thérapie innovante basée sur un exosquelette. (Crédit : Lifebloom)

Au cœur de cette innovation : Lifebloom One, une approche intégrée qui ambitionne de transformer la prise en charge des troubles de la marche. Conçue après six années de développement avec des cliniciens européens, cette thérapie repose sur un dispositif hybride, le fauteuil-exosquelette Oxilio, couplé à des systèmes d’analyse de la marche et à une plateforme numérique de suivi. L’objectif est clair : permettre aux patients de redevenir acteurs de leur rééducation et d’augmenter significativement leur temps passé debout.

Lifebloom entend refaire marcher 132 millions de personnes

Cette innovation répond à un enjeu massif de santé publique. À l’échelle mondiale, 132 millions de personnes ne peuvent pas marcher seules. En France, plus d’un million de patients sont concernés, souvent limités par des protocoles de rééducation intensifs mais peu scalables. La solution proposée par Lifebloom introduit un changement de paradigme en rendant possible une remobilisation précoce, continue et sécurisée, aussi bien à l’hôpital qu’à domicile.

Les premiers résultats cliniques sont prometteurs. Une étude menée à l’AP-HP Pitié-Salpêtrière auprès de patients post-AVC montre une récupération de la marche autonome pour l’ensemble des participants, avec un temps quotidien debout multiplié par six. De quoi renforcer la crédibilité de cette approche technologique.

Avec l’ambition d’équiper 30 établissements de santé d’ici un an et d’accompagner 1 000 patients d’ici 2028, Lifebloom mise sur ses “Unités de la Marche” pour industrialiser l’usage de l’exosquelette. Une stratégie qui pourrait redéfinir l’économie de la dépendance, en la faisant basculer vers un modèle centré sur l’autonomie et la “vie debout”.

Antonin Tabard