L’Institut de cancérologie d’Auxerre se dote d’un plateau technique de pointe

L’Institut de Cancérologie de Bourgogne a inauguré, ce mercredi 21 mai, l’extension de son site d’Auxerre. L’occasion de présenter son nouveau plateau technique innovant, au service des patients du territoire icaunais. En effet le site, déjà équipé de deux accélérateurs de particules, en a acquis un troisième à la pointe. Tout un niveau a quant à lui été aménagé pour proposer aux patients des soins de support.

D'un investissement total de dix millions d'euros, le nouveau bâtiment du site auxerrois de l'Institut de Cancérologie de Bourgogne accueille un plateau technique à la pointe de l'innovation.
D’un investissement total de dix millions d’euros, le nouveau bâtiment du site auxerrois de l’Institut de Cancérologie de Bourgogne accueille un plateau technique à la pointe de l’innovation. (Crédit : Rozenn Krebel / ICB)

« Nous avons à cœur de développer l’ensemble de nos trois sites pour disposer de la même offre de soins pour nos patients. Autrement dit, la même technologie, les mêmes innovations et la même offre de soins de support, peu importe que l’on soit à Dijon, Auxerre, ou encore Chalon-sur-Saône », confie Virginie Blanchard, directrice générale de l’Institut de Cancérologie de Bourgogne.

L’Institut de cancérologie d’Auxerre, premier établissement français à intégrer l’IA à son accélérateur de particules

Après Chalon-sur-Saône et en attendant Dijon, l’Institut de Cancérologie de Bourgogne poursuit sa démarche de modernisation à Auxerre. Co-financé à travers des fonds européens (880 000 euros) et une participation de la Ligue contre le Cancer (150 000 euros), le nouveau bâtiment de 735 mètres carrés abrite un troisième bunker de radiothérapie à la pointe.

Équipé d’un système de recalage surfacique, le nouvel accélérateur de particules a été développé par Elekta et intègre le système d’imagerie Iris : « Cette machine a comme particularité d’avoir de l’intelligence artificielle embarquée, notamment sur l’aide à la reconstruction d’images, via le CBCT, qui nous permet justement encore d’accroître ce niveau de précision », détaille le Docteur Matthieu Caubet, oncologue radiothérapeute, responsable du site d’Auxerre.

Un acteur de proximité dans l’Yonne

Avec cette extension à dix millions d’euros, l’Institut de Cancérologie de Bourgogne est le seul établissement de l’Yonne à proposer la stéréotaxie, évitant ainsi à une centaine de patients de leurs familles des aller-retours en dehors de leur département. « L’ICB est, pour nous, un partenaire fidèle et compétent. Ils ont toujours été à la pointe de la technologie, à la pointe de l’innovation, et à l’écoute des patients et des médecins… Un partenariat constructif, où il n’y a pas de secteur public ni de secteur privé, juste de la compétence et du mieux travailler ensemble », témoigne le Docteur Anne-Laure Villing, chef du service d’oncologie et présidente de la Commission médicale d’établissement du Centre hospitalier d’Auxerre.

Antonin Tabard