La Fondation Vaincre Alzheimer accompagne dix nouveaux projets

La Fondation Vaincre Alzheimer a présenté, jeudi 26 juin à l’Académie nationale de médecine, les dix nouveaux projets de recherche financés en 2025, pour un investissement record de 1,6 million d’euros, portant ainsi le nombre de projets en cours de financement à 30. En introduction de cette cérémonie, le Docteur Agathe Vrillon, neurologue à l’hôpital Lariboisière, a souligné l’entrée dans une nouvelle ère thérapeutique grâce aux traitements anti-amyloïdes.

Les dix nouveaux lauréats accompagnés par la Fondation Vaincre Alzheimer ont obtenu leur prix à l'Académie nationale de médecine.
Les dix nouveaux lauréats accompagnés par la Fondation Vaincre Alzheimer ont obtenu leur prix à l’Académie nationale de médecine. (Crédit : Luc Vietanh Soto / Fondation Vaincre Alzheimer)

Cette année encore, la Fondation a choisi de financer des projets de recherche novateurs, tant sur le plan fondamental que sur le plan clinique. Objectif ? Approfondir les connaissances sur les mécanismes de la maladie d’Alzheimer et développer des approches diagnostiques et thérapeutiques adaptées et personnalisées. Entre autres axes de recherche, l’étude de la protéine toxique tau et l’exploration d’autres cibles thérapeutiques, mais aussi le rôle du sommeil dans la progression de la maladie, ou encore l’amélioration du diagnostic différentiel entre la maladie d’Alzheimer et d’autres pathologies comme la maladie à corps de Lewy ou la dégénérescence lobaire frontotemporale.

La Fondation Vaincre Alzheimer mise sur la recherche biomédicale d’excellence

Parmi les projets soutenus, deux ont obtenus une allocation doctorale d’une durée de trois ans. Le Docteur Mehdi Kabani et son équipe étudient, au sein du laboratoire des maladies neurodégénératives du CEA MIRCen à Fontenay-aux-Roses, les vésicules extracellulaires et leur rôle clé dans la propagation des protéines anormales dans le cerveau, dans la maladie d’Alzheimer et la maladie à corps de Lewy. De son côté, le Docteur Maud Gratuze, de l’Université Aix-Marseille, étudie la diversité du système immunitaire du cerveau dans la maladie d’Alzheimer.

Deux autres projets ont été subventionnés pour une durée de deux ans en soutien à la recherche coopérative internationale. Le Docteur Lionel Dahan et sa collègue néerlandaise, le Docteur Lisa Genzel, souhaitent proposer de nouvelles méthodes pour améliorer la détection des activités épileptiques chez les malades d’Alzheimer, dans le but d’élaborer des traitements plus efficaces. Le Docteur Isabelle Le Ber, en collaboration avec le Professeur John van Swieten des Pays-Bas, étudie le rôle du système immunitaire du cerveau dans la dégénérescence frontotemporale d’origine génétique.

1,6 million d’euros pour faire progresser la recherche

Trois projet de recherche vont être accompagnés pendant deux ans pour mieux comprendre les causes de la maladie d’Alzheimer. À l’Université de Lille, le Docteur Caroline Smet-Nocca cherche à identifier le rôle d’une modification de la protéine tau dans le développement de la maladie d’Alzheimer. Le Docteur Frédéric Frottin, de l’Institut de biologie intégrative de la cellule, étudie quant à lui l’accumulation de protéines toxiques dans les noyaux des cellules cérébrales. Enfin, au Centre de recherche en neurosciences de Lyon, le Docteur Audrey Hay étudie les liens entre sommeil et cerveau dans la maladie d’Alzheimer.

Pour finir, deux futurs jeunes chercheuses et un jeune chercheur seront aussi accompagnés par la Fondation Vaincre Alzheimer. À Lille, Chloé Blondel (Université de Lille) cherche à identifier une nouvelle cible thérapeutique en lien avec la résistance à l’insuline dans la maladie d’Alzheimer et les tauopathies, et Agathe Launay (Centre de recherche Lille Neuroscience & Cognition) étudie le rôle d’un récepteur de la caféine dans la maladie d’Alzheimer. Enfin, le Docteur Esteban Munoz Musat (Centre Mémoire de ressources et de recherche – Paris Nord Ile-de-France) souhaite identifier l’électroencéphalogramme et les combinaisons de mesures permettant de mieux différencier la maladie d’Alzheimer et la maladie à Corps de Lewy et de mieux comprendre les changements cognitifs associés cette à dernière.

Antonin Tabard