PFFI invente une nouvelle chirurgie du rachis

La technologie de la société lilloise PFFI (Pegase Fayada Flexible Instrumentation) permet aux patients opérés de pathologies dégénératives du rachis de gagner en mobilité et en qualité de vie.

Quatre Français sur cinq souffrent d’un mal de dos commun au cours de leur vie, et plus de la moitié de la population française a connu cette douleur au cours des douze derniers mois. Si certaines affections sont temporaires, d’autres pathologies nécessitent parfois une opération, comme les hernies discales ou les discopathies dégénératives.

La technologie de PFFI permet aux patients opérés de pathologies dégénératives du rachis de gagner en mobilité et en qualité de vie.
La technologie de PFFI permet aux patients opérés de pathologies dégénératives du rachis de gagner en mobilité et en qualité de vie. (Crédit : PFFI)

C’est non loin de Toulouse, au Muret, que le Dr Paul Fayada s’est spécialisé dans la chirurgie du rachis thoraco-lombaire. « Il a utilisé tout ce qui existait dans le monde » pour soigner les maux de dos, « mais ça ne lui convenait pas », raconte son associé Gilles Coutard.

Une meilleure qualité de vie

En effet, les opérations actuelles « rigidifient le dos des patients » et entraînent des effets secondaires importants, comme une perte de mobilité : « ils ne peuvent plus se tourner, se pencher… Leur qualité de vie est très impactée », explique l’ingénieur en biomécanique. Résultat, « au bout de cinq ans, ils sont nombreux à se faire réopérer », regrette-il.

Les deux associés ont donc réfléchi à une alternative qui permettrait de « reproduire la physiologie de la colonne vertébrale et ses mouvements naturels ». Cette technologie, portée par l’entreprise lilloise PFFI – pour Pegase Fayada Flexible Instrumentation – modifie deux éléments clés des prothèses classiques utilisées aujourd’hui. Tout d’abord, les tiges insérées sont en carbone, matériau « plus flexible et résistant que le métal ». Mais surtout, elles sont posées de biais, ce qui permet de conserver une mobilité plus importante. Incubée à l’agence de développement Eurasanté, la société va débuter les tests pré-cliniques et envisage une commercialisation de son produit à partir de 2032.

Brianne Huguerre-Cousin,
Correspondante à Lille

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