Université de la e-santé 2025
La e-santé en quête de sens : équité, souveraineté et durabilité au cœur des débats à Castres
Après une 18e édition couronnée de succès, l’Université de la e-santé revient les 5 et 6 novembre prochains à l’École d’Ingénieurs ISIS de Castres-Mazamet, en partenariat avec la Journée de la Filière Numérique en Santé Occitanie.
ON HEALTH est fier d’être à nouveau partenaire média de cet événement incontournable !
Pour cette nouvelle édition, trois thématiques majeures seront au cœur des échanges :
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L’équité, à travers la question cruciale de l’accès aux soins pour tous ;
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La souveraineté, avec l’ambition affirmée d’une maîtrise française et européenne des données de santé ;
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La durabilité, en lien avec l’impact environnemental du numérique en santé, la soutenabilité des usages et les enjeux de viabilité économique.

(Re)Vivez les temps forts de la saison précédente en images et en témoignages !
Cancer : Un outil pour coordonner les parcours de soins en région
L'Agence régionale de santé de Bourgogne-Franche-Comté et les acteurs de la cancérologie régionale, à l'image du réseau oncoBFC, viennent d'annoncer le déploiement du Dossier communicant de cancérologie. Co-construit avec les professionnels de santé et les Groupements régionaux d'appui au développement de la e-santé du Grand Est et de Bourgogne-Franche-Comté, ce DCC 2.0 permettra l'organisation, la structuration et la coordination du parcours de soins en cancérologie, avec la tenue des réunions de concertation pluridisciplinaires obligatoires dans la prise en charge du patient.

« Cet outil a plusieurs fonctionnalités, explique Cédric Duboudin, directeur de l'innovation et de la stratégie au sein de l'ARS BFC. La première est de permettre, évidemment, la préparation, l'organisation et les conclusion de la RCP, mais est associée également une deuxième dimension qui est celle de l'organisation du parcours, donc de la coordination entre l'ensemble des acteurs autour du parcours du patient, et pas uniquement les médecins spécialistes de la cancérologie. »
Parcours de soins : Vers une meilleure coordination entre ville et hôpital
Le déploiement du DCC 2.0 a commencé en juin avec une première phase pilote lancée en Bourgogne-Franche-Comté dans deux filières, l'hématologie et l'oncologie digestive, avec les professionnels volontaires dans des établissements comme l'Institut de Cancérologie de Bourgogne et le Centre Georges-François Leclerc, mais aussi les CHU de Dijon et de Besançon, ou encore les centres hospitaliers de Mâcon, de Dole, de Pontarlier et de Haute-Saône, ainsi que l'Hôpital Nord Franche-Comté.
« Nous avons des codes d'accès via le GRADeS pour remployé la fiche de chaque patient, et nous permettre de créer sa fiche de RCP pour la décision pluridisciplinaire. En plus, grâce au DCC 2.0, nous pouvons mettre le nom du médecin traitant pour recevoir la RCP du patient », témoigne le Docteur Marie-Lorraine Chretien, hématologue au sein de l'Institut de Cancérologie de Bourgogne. L'Agence régionale de santé confirme, de son côté, que de nouvelles fonctionnalités seront prochainement intégrées, telles que le Plan personnalisé de soins cancer (PPSC) et le Programme personnalisé après cancer (PPAC), ou encore des éléments de gestion de parcours de soins et d'extraction de données, en application avec le Ségur et en réponse à un appel à projets de l'Institut national du cancer - Inca, visant à mettre à jour tous les DCC.
Antonin Tabard
Télémédecine : Le CHU Dijon Bourgogne aux avant-postes
Avec près de 15 000 actes de télémédecine dans pas moins de 40 spécialités de médecine et de chirurgie, pour l'enfant comme pour l'adulte, le CHU Dijon Bourgogne permet aujourd'hui un meilleur maillage territorial et améliore l'accès aux soins pour les patients les plus éloignés. De la téléconsultation à la télésurveillance, en passant par la télé-expertise, l'établissement de santé travaille aujourd'hui en étroite collaboration avec l'Agence régionale de santé de Bourgogne-Franche-Comté et le Groupement régional d'appui au développement de la e-santé (GRADeS), pour mieux répondre aux enjeux d'accès aux soins à l'échelle de la région.

« La télémédecine, au CHU Dijon Bourgogne, repose sur trois leviers principaux, détaille Sarah Amalric, directrice des coopérations médicales au CHU Dijon Bourgogne. Le premier, c'est l'engagement et le dynamisme des équipes médicales et soignantes du CHU. Ensuite, c'est également un accompagnement et un soutien institutionnel qui a permis de structurer ces projets. Enfin, c'est l'appui de nos tutelles, et en particulier de l'ARS BFC et du GRADeS, sur le volet technique. »
La télémédecine, un outil primordial des coopérations du CHU Dijon Bourgogne
À Dijon, la télémédecine a vu son développement s'intensifier pendant la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19 : « Nous avons choisi de maintenir cette dynamique pour offrir un accès plus large aux soins, notamment aux patients qui vivent assez loin et pour lesquels ça peut être compliqué et fatigant de se déplacer », confie le Docteur Sophie Nambot, médecin en génétique au CHU Dijon Bourgogne. Le service de génétique pratique notamment la téléconsultation pour assurer des consultations de suivi ou encore des consultations de rendu de résultats simples.
Autre activité de la télémédecine particulièrement développée sur la région, la télé-expertise en dermatologie. Une activité exponentielle qui représente aujourd'hui 800 avis sur les six premiers mois de l'année, contre près de 300 sur toute l'année 2022. « L'idée était de pouvoir permettre aux patients qui sont loin de Dijon et de la Côte-d'Or de pouvoir bénéficier d'avis dermatologique par le biais de leur médecin traitant », explique le Docteur Camille Leleu, médecin en dermatologie au CHU Dijon Bourgogne. Enfin, en néphrologie, la télésurveillance est utilisée pour assurer un suivi régulier et à distance des patients greffés rénaux.
Ce reportage a été réalisé en partenariat avec le CHU Dijon Bourgogne.
NUManima : e-santé et IA au service des animaux
La cinquième édition de NUManima s'est déroulée les 25 et 26 juin derniers à l'École nationale vétérinaire d'Alfort. Organisé par Vet in Tech, cet évènement a accueilli plus de 150 professionnels de la santé animale pour faire un point sur les dernières tendances en matière de e-santé. Et pour sûr, l'intelligence artificielle était scrutée à la loupe, cette année.

« Ces journées NUManima sont aussi, pour nous, l'occasion de remettre le prix de thèse, qu'on décerne chaque année au sein de Vet in Tech, et cette année, la lauréate s'appelle Sandra Fourel, de l'École nationale vétérinaire de Toulouse. Elle a réalisé une thèse sur l'intérêt d'un système d'intelligence artificielle pour retranscrire les consultations vétérinaires », explique Raphaël Guatteo, enseignant chercheur au sein d'Oniris, l'école nationale vétérinaire de Nantes.
L'IA sous toutes ses formes à NUManima
Comment utiliser l'intelligence artificielle ? Pour quelles applications ? Quid de la donnée ? « L'intelligence artificielle se développe... parfois difficilement, mais en médecine humaine plus qu'en médecine vétérinaire, reconnaît Nicolas Du Mottay, docteur en médecine vétérinaire, expert dans une grande entreprise de conseils spécialisée sur les thématiques de la data et de l'IA particulièrement appliquées à la recherche et au développement pour les laboratoires pharmaceutiques. Et aujourd'hui, la question qu'on est en droit de se poser, c'est quels cas d'usage sont intéressants pour le vétérinaire et dans quel cadre est-ce qu'on peut le développer de façon sereine et durable, surtout dans sa pratique quotidienne et clinique. »
Entre autres innovations présentées pour l'occasion, le premier biotraqueur GPS dédié à la santé animale et développé par Invoxia, ou encore les analyseurs conçus et commercialisés par le laboratoire Idexx pour améliorer et faciliter le diagnostic, au service d'une meilleure prise en charge des animaux.
Antonin Tabard
Données de santé synthétiques : une révolution silencieuse
Dans un contexte où la médecine évolue à grande vitesse avec le numérique, une innovation discrète mais capitale s'impose : les données de santé synthétiques. Derrière ce concept encore méconnu du grand public, se cache une révolution qui pourrait transformer durablement la recherche clinique, l'accès aux soins et l'innovation thérapeutique. Décryptage.

Contrairement aux données réelles collectées auprès de patients, les données de santé synthétiques sont générées artificiellement par des algorithmes. Elles imitent fidèlement les caractéristiques statistiques des données médicales réelles sans jamais correspondre à un individu existant. Cette distinction fondamentale garantit une confidentialité totale, tout en offrant un terrain d'expérimentation quasi infini.
Comme le souligne le Livre Blanc sur l’utilisation des données de santé artificielles coordonné par le Professeur Stéphanie Allassonnière et le Docteur Jean-Louis Fraysse « Données de santé artificielles : analyse et pistes de réflexion », on distingue :
- Les cohortes synthétiques : issues de la réutilisation de données réelles passées.
- Les cohortes artificielles : générées de toutes pièces par des modèles d’intelligence artificielle à partir de caractéristiques apprises.
- Les cohortes augmentées : un mélange de patients réels et artificiels pour renforcer les études cliniques.
Pourquoi recourir à des données synthétiques en santé ?
Le recours à ces données répond à plusieurs défis majeurs du système de santé actuel. Tout d’abord, ces données permettent d’accélérer la recherche clinique : 80 % des essais cliniques peinent à recruter suffisamment de patients dans les délais. Grâce aux patients artificiels, il devient possible de renforcer les bras de contrôle, notamment dans les maladies rares ou les essais pédiatriques. Cela permet également de réduire les coûts et les délais. En générant des cohortes virtuelles, les laboratoires peuvent obtenir des résultats préliminaires solides avant même d'engager des essais "in vivo".
Ensuite, ces données artificielles ou synthétiques favorisent une médecine plus inclusive. En effet, ces données permettent de mieux représenter des populations sous-représentées (femmes enceintes, personnes âgées, minorités ethniques), contribuant ainsi à une médecine plus équitable.
D’autres applications concrètes des données synthétiques dans le domaine de la santé sont possibles :
- Formation : des cas patients artificiels mais réalistes permettent aux étudiants en médecine de s'exercer sans risque pour la confidentialité.
- Développement d'algorithmes d'IA : les entreprises peuvent tester leurs solutions sur des jeux de données représentatifs sans accéder à des informations sensibles.
- Recherche collaborative : des équipes internationales peuvent partager des données synthétiques sans les contraintes juridiques liées au transfert de données réelles.
- Tests de logiciels médicaux : les nouvelles applications peuvent être validées sur des données proches de la réalité avant déploiement.
Enfin dans un contexte de forte protection des données personnelles (RGPD), ces données artificielles offrent une alternative sécurisée pour entraîner des modèles d’IA ou tester de nouvelles approches thérapeutiques.
Un défi technologique
La génération de données synthétiques repose sur des techniques avancées d’intelligence artificielle :
- Les modèles mécanistiques, basés sur des équations de la physique ou de la biologie, permettent de simuler le comportement d’organes ou de maladies.
- Les modèles statistiques et génératifs, tels que les GAN (Generative Adversarial Networks) ou les VAE (Variational Auto-Encoders), reproduisent des schémas observés dans les données réelles.
- Les techniques de diffusion ou d'apprentissage multimodal, encore émergentes, visent à créer des profils patients combinant imagerie, données cliniques et génomiques.
Chaque méthode est choisie selon le type de données (imagerie, génétique, données tabulaires) et l’objectif visé : diagnostic assisté, personnalisation des traitements, simulation d’épidémies ou encore sécurisation des systèmes numériques.
À titre d’exemple on peut citer la start-up française Alia Santé qui a développé une technologie innovante de génération de données synthétiques Alia DataGen, basée sur des algorithmes d’IA avancés. Elle collabore déjà avec des laboratoires pharmaceutiques et des établissements hospitaliers pour simplifier l’accès aux données de santé dans le cadre notamment de programme de recherche.
Des enjeux éthiques et réglementaires
Si la promesse est immense, elle s'accompagne de nombreuses interrogations. Comment garantir que ces patients virtuels reflètent fidèlement la réalité médicale ? Quels garde-fous pour éviter les biais algorithmiques ? Et surtout, quelle place accorder à ces données dans les processus réglementaires d'autorisation de mise sur le marché ?
Le statut juridique des données synthétiques reste partiellement flou. Si elles échappent théoriquement aux contraintes du RGPD en Europe, leur utilisation soulève néanmoins des questions réglementaires.
Aujourd’hui, aucune norme internationale ne définit précisément les critères d’acceptabilité de ces cohortes artificielles. Les experts appellent donc à une collaboration étroite entre chercheurs, autorités de santé, industriels et associations de patients pour établir des protocoles de validation rigoureux.
L'éthique demeure au cœur du débat : il s'agit d'utiliser ces outils pour compléter, et non remplacer, l’humain.
Portée par des initiatives comme France 2030, cette approche bénéficie déjà d’une dynamique forte en France et en Europe. Mais pour passer de l’expérimentation à l’usage courant, il faudra lever plusieurs verrous : validation scientifique, cadre réglementaire, acceptabilité par les professionnels de santé et confiance du grand public.
Les données synthétiques ne sont pas une simple tendance technologique. Elles constituent une réponse pragmatique aux défis de la recherche médicale moderne, en redessinant les contours de la recherche clinique et offrant aux patients un accès plus rapide à des traitements sûrs et efficaces.
Rémy Teston
Consultant digital / Expert e-santé – Buzz E-santé
Tech 4 Health, le nouvel évènement des technologies de santé
Les 26 et 27 mars prochains aura lieu, à Paris Expo - Porte de Versailles, un tout nouvel évènement : Tech 4 Health. Pour cette première édition, ce salon dédié aux technologies innovantes dans le secteur de la santé aura pour thématique “La technologie au service de l'efficience”. L'occasion de découvrir des solutions de pointe et de participer à des conférences, tout en développant son réseau avec des acteurs de l'industrie.

« Tech 4 Health est le nouveau rendez-vous incontournable de tous les acteurs des technologies innovantes en santé. Que vous soyez une entreprise qui conçoit des solutions ou produits pour la santé, ou bien une structure de santé en quête d’innovations technologiques, cet événement a été créé pour vous », expliquent les organisateurs.
Tech 4 Health met la technologie au service de l'efficience
Pendant deux jours, les intervenants des différentes conférences mettront en lumière l'importance des technologies de pointe pour optimiser les soins, améliorer la gestion des ressources et renforcer le système de santé. Trois thématiques seront particulièrement abordées : l'efficience du système de santé, l'efficience du parcours de soin et enfin, l'efficience des organisations. Au delà d'un cycle de conférences élaboré par un comité scientifique coordonné par Jérôme Leleu, directeur général de Interaction Healthcare et de SimforHealth, et composé de 25 experts issus de multiples horizons : patients, professionnels de santé, chercheurs, start-up, ou encore établissements, des ateliers et des tables rondes viendront compléter les grandes idées abordées. Enfin, les exposants proposeront des cas concrets et des innovations qui redéfinissent l'efficience dans le secteur de la santé.
« À travers des présentations interactives, des discussions thématiques et des visites sur le terrain, Tech 4 Health rapproche la technologie de ses utilisateurs, en démontrant son impact direct sur le quotidien des patients et des acteurs de la santé. Plus qu’un simple lieu de rencontres, Tech 4 Health est un accélérateur d’usages et d’innovations, où chaque participant peut repartir avec des idées, des outils concrets et des solutions adaptées à ses défis. »
Antonin Tabard
#ESANTE2025 : une journée pour tout comprendre sur la santé numérique
Mardi 28 janvier avait lieu la neuvième édition des Grandes tendances de la e-santé. Un évènement organisé par Interaction Healthcare et à suivre à Station F ou à distance. Objectif de l'évènement ? Une journée pour tout comprendre sur la santé numérique. Au programme, douze rendez-vous co-animés par Sandrine Cochard, journaliste pour Mind Health, et Jérôme Leleu, directeur général d'Interaction Healthcare, le matin, et six ateliers thématiques l'après-midi. Un évènement qui a été suivi par plus de 4500 personnes à distance et qui a regroupé quelque 720 visiteurs.

« Nous nous adressons à tous les acteurs de l'écosystème, des soignants, des représentants et des personnes qui travaillent dans les établissements de soins, des institutions régionales et nationales, et des acteurs privés, explique Clément Cannic, responsable business development au sein d'Interaction Healthcare. Des start-up innovantes étaient également présentes, ainsi que des représentants de l'industrie du dispositif médical des laboratoires pharmaceutiques, ou encore des acteurs du secteur de la banque ou de l'assurance. »
La santé numérique, un secteur qui regorge d'innovations
Durant toute la journée exposaient 24 start-up de la HealthTech, à l'image de Wandercraft, Alderaban, Music Care, Tehtris, VitaDX, ou encore Theremia. Parmi les thématiques abordées, la prévention, la santé mentale, la formation, l'intelligence artificielle et l'IA générative, le financement ou encore la cybersécurité. Entre autres personnalités présentes pour en débattre, le Docteur Yannick Neuder, ministre de la Santé et de l'Accès aux soins, Vincent Bouvier, président de Vidal group et le Professeur Lionel Collet, président de la Haute Autorité de Santé, mais aussi Virginie Gervaise, présidente de Philips France, Laurence Comte-Arassus, présidente du Snitem, ou encore Corinne Blachier-Poisson, présidente d'Amgen.
https://youtu.be/Sl0OitokKhM
« Une des thématiques phares, cette année, a été l'intelligence artificielle, reconnaît Clément Cannic, mais les sujets de la santé mentale, de la prévention ou encore de la sexualité ont aussi beaucoup animés les échanges. »
Vincent Harbulot
Castres, berceau de la e-santé ?
L'Université de la e-santé était de retour, pour une 18e édition, les 26 et 27 novembre. Deux jours pendant lesquels la ville de Castres a vécu au rythme de l'évènement, accueillant près de 1.000 visiteurs, élus, institutionnels, entrepreneurs, ou encore industriels, dans un cadre tout choisi, l'école d'ingénieurs spécialisée dans l'informatique et les systèmes d'information pour la santé, ISIS. Au programme, tables-rondes, débats, conférences, networking et ateliers. Un évènement organisé par la technopole de Castres-Mazamet, en partenariat avec l'agence de développement économique de la région Occitanie AD'Occ et le centre hospitalier intercommunal de Castres-Mazamet.

« C'est un évènement pionnier en France, né il y a 18 ans, alors que personne ne faisait de santé numérique, rappelle Virginia Doan, directrice de Castres-Mazamet Technopole. Aujourd'hui, c'est un évènement qui réunit des décideurs publics et privés de tout horizon, et c'est un bouillonnement d'idées, deux jours de rencontres et d'échanges. »
Deux jours pour penser l'avenir de la e-santé
Au cœur de l'évènement, les trois piliers de la e-santé - les données, les territoires et la prévention - étaient dans toutes les pensées : « Ce sont les trois éléments de la stratégie de La Poste Santé & Autonomie », confie Olivier Barets, directeur général adjoint de La Poste Santé & Autonomie. Une notion aussi présente dans le quotidien de Philips France, comme le détaille sa présidente, Virginie Gervaise : « Grâce à la donnée des patients, nous sommes capable de développer de la nouvelle technologie et de l'innovation. Et comment diffusons-nous cette innovation ? En co-créant des partenariats forts avec les territoires. Enfin, la prévention est aujourd'hui au cœur des débats, quand on réfléchit à comment développer la technologie de demain et comment cette technologie permettra d'aider le système à se transformer, pour passer du curatif au prédictif, préventif. »
Pour le ministère de la Santé, il s'agit même d'un moment privilégié pour rencontrer les acteurs du numérique en santé dans la région, au contact du GRADeS et de l'Agence régionale de santé. « C'est un rendez-vous que l'on se donne tous les ans, confie la déléguée au numérique en santé, Hela Ghariani, et qui nous permet de faire le point sur l'actualités de différents projets. Nous finançons en effet un certain nombre de projets portés par ISIS. »
Antonin Tabard
Servier s'engage dans l'innovation digitale en faveur des patients
Le groupe pharmaceutique Servier vient d'annoncer avoir conclu un partenariat avec Klineo, un acteur innovant du secteur digital. Objectif ? Améliorer l'accès et la connaissance des patients sur les essais cliniques en cours. Plus largement, ce partenariat s’inscrit dans la dynamique de la stratégie de santé digitale de Servier incarnée par WeHealth by Servier et vient ainsi renforcer son engagement dans l'innovation digitale, en faveur des patients.

« Cette collaboration avec Klineo reflète notre engagement à placer le patient au cœur de notre stratégie clinique en utilisant le digital comme levier pour proposer des solutions efficaces et accélérer le recrutement des patients. En facilitant l'information sur les études cliniques, nous contribuons à réduire les inégalités en matière d'accès aux innovations thérapeutiques », explique Magali Moutte, directrice de projet pour WeHealth Digital Factory de Servier.
Une plateforme pour faciliter l'accès à l'information sur les essais cliniques
L'accès à l'information sur les essais cliniques peut être complexe et difficile pour les patients atteints de maladies rares et pour leurs médecins. Face à ce constat, Klineo a développé une plateforme numérique pour proposer un outil accessible et intuitif et ainsi permettre aux patients, mais aussi aux médecins spécialistes référents, de trouver rapidement des essais cliniques adaptés en France. Avec cette innovation digitale, les patients peuvent être informés en temps réel des opportunités thérapeutiques correspondant à leur profil. Pour Servier, ce partenariat avec Klineo permettra de rendre plus accessible l’information sur ses études cliniques actuellement disponibles, notamment dans le domaine des cancers rares où le recrutement de patients représente un défi majeur.
« Cette première expérience avec Klineo nous permettra de valider la pertinence de cette approche et d’envisager son extension à un plus grand nombre d’études, couvrant des zones géographiques plus vastes, au-delà de la France », détaille Sophie Garnault, directrice des opérations cliniques en oncologie pour Servier. Si, à ce stade, seuls les essais cliniques de Servier dans l’oncologie en France seront disponibles sur la plateforme, le groupe pharmaceutique espère bien pouvoir étendre cette initiative à d'autres aires géographiques, après les premiers retours d’expérience. « Ce partenariat nous permettra de bénéficier de l’expertise en recherche clinique de ses collaborateurs et va contribuer directement à notre mission : permettre à tous les patients d’accéder aux innovations thérapeutiques », reconnaît Thomas Peyresblanques, président de Klineo.
WeHealth by Servier, l'innovation digitale au service de la santé
Pour améliorer l'engagement des professionnels de santé et des patients, Servier a déployé WeHealth by Servier. Un programme qui incarne la stratégie de santé digitale du groupe, destinée aux start-up et aux incubateurs. Ce dernier s'inscrit dans un écosystème d'innovation dynamique et ouvert qui s'attachera à développer différents partenariats en s'appuyant sur l'expertise des équipes à travers le monde. Cette stratégie digitale est différenciée en fonction des différentes aires thérapeutiques, mais aussi des spécificités et des besoins des patients. En cardio-métabolisme et dans les maladies veineuses, par exemple, Servier a développé la plateforme My Health Partner et l'application Elfie.
Antonin Tabard
Congrès des sapeurs-pompiers : Orange innove au service des SDIS
Que ce soit à travers sa filiale Enovacom ou sa branche Orange Business, le groupe Orange innove au service des SDIS. Présentes au 130e congrès national des sapeurs-pompiers de France, du 25 au 28 septembre, à Mâcon, les équipes d'Orange Business et d'Enovacom faisaient la démonstration de leurs dernières innovations.

« Nous sommes présents pour plusieurs raisons, souligne Xavier Maurin, directeur de la division Télémédecine au sein d'Enovacom, filiale e-santé d'Orange Business. La première, c'est qu'à travers la plateforme Nomadeec, pionnière sur la numérisation des bilans d'urgence et plus globalement de la télémédecine d'urgence, nous proposons nos solutions à l'ensemble des SDIS de France. Nous collaborons aussi, au sein d'Orange Business et avec un ensemble de partenaires, sur le sujet du véhicule santé connecté. »
Orange connecte les ambulances
L'objectif de la plateforme Nomadeec est de pouvoir numériser les interventions des secours, SDIS ou encore SMUR, et plus particulièrement les bilans d'intervention qui étaient, historiquement, fait sur une feuille de papier et transmis par téléphone ou par radio. Un outil qui permet une communication plus fluide entre les différents services et, à l'arrivée du patient aux urgences, une télétransmission facilitée par le biais d'un code identifiant le dossier patient.
« Avec notre projet de véhicule santé connecté, notre objectif est d'apporter une connectivité accrue sur le terrain pour que les intervenants puissent bénéficier de toute la valeur ajoutée du numérique, en toute situation et en particulier lorsqu'ils se trouvent en zone blanche, grâce à des technologies satellitaires comme Starlink », détaille Xavier Maurin. Encore en phase de preuve de concept, ces véhicules devraient fluidifier les usages des outils embarqués et permettre aux intervenants de terrain de profiter au maximum de tout l'apport du digital.
Antonin Tabard









