Thrombose et cancer : Dijon innove pour mieux soigner

À l’occasion de la Journée internationale de la thrombose, lundi 13 octobre, le service d’explorations vasculaires et de phlébologie interventionnelle du CHU Dijon Bourgogne organisait une journée paramédicale autour de la thrombose associée au cancer. L’occasion de regrouper professionnels et étudiants paramédicaux pour en savoir plus sur comment mieux repérer et diagnostiquer ces pathologies, et connaître les modalités de suivi et de prise en charge.

À l’occasion de la Journée internationale de la thrombose, le service d’explorations vasculaires et de phlébologie interventionnelle du CHU Dijon Bourgogne organisait une journée paramédicale autour de la thrombose associée au cancer.
À l’occasion de la Journée internationale de la thrombose, le service d’explorations vasculaires et de phlébologie interventionnelle du CHU Dijon Bourgogne organisait une journée paramédicale autour de la thrombose associée au cancer. (Crédit : ON HEALTH)

Si la maladie thrombo-embolique veineuse, qui regroupe les thromboses veineuses profondes ou encore les embolies pulmonaires, représente aujourd’hui la troisième maladie cardio-vasculaire, « c’est la deuxième cause de décès des patients atteints de cancer (après le cancer lui-même), et surtout, 20 à 25 % des patients qui ont un cancer vont avoir un évènement thrombotique pendant toute la durée des traitements de leur cancer », détaille le Docteur Nicolas Falvo, médecin vasculaire et responsable de l’unité de pathologie vasculaire et de phlébologie interventionnelle au CHU Dijon Bourgogne.

Un registre Thrombose et cancer à Dijon

Avancé sur le sujet, le CHU Dijon Bourgogne a créé un registre thrombose et cancer, pour collecter les données de tous les patients qui ont un cancer dans la métropole dijonnaise, surveiller les apparitions d’évènements thrombotiques et les suivre pendant toute la durée de leur cancer pour essayer de trouver un lien scientifique et permettre demain de prévenir les thromboses chez les patients atteints de cancer.

Au niveau de la prise en charge et des soins, l’innovation ne manque pas non plus, avec l’apparition d’anticoagulants per os ou encore des outils de télésurveillance. « Nous avons créé, dans le service, avec l’aide de la région Bourgogne-Franche-Comté, du CHU Dijon Bourgogne, du Centre Georges-François Leclerc, de l’ARS Bourgogne-Franche-Comté et du GRADeS, un parcours qui s’appelle APACEV, pour accompagnement des patients sous anticoagulants dans la maladie thrombo-embolique veineuse, avec un parcours spécifiquement dédié dans le cancer », complète Anne-Lise Antémi-Ribreux, infirmière en pratique avancée au CHU Dijon Bourgogne.

Antonin Tabard