VivaTech 2025 : L’IA toujours plus au service de la santé

Du 11 au 14 juin s’est déroulé, au Parc des expositions de Paris – Porte de Versailles, le rendez-vous européen annuel de la Tech, VivaTech. Après le Consumer Electronic Show de Las Vegas, c’est certainement le salon à ne pas manquer pour les entreprises de l’innovation technologique. Avec plus de 165 000 visiteurs sur quatre jours, 13 500 start-up présentes et 3 500 exposants, VivaTech est, chaque année, l’occasion de faire un point sur les grandes tendances. Et si cette année l’intelligence artificielle est sur toutes les lèvres, le secteur de la santé de déroge pas à la règle.

Cette année encore, VivaTech a attiré plus de 13 500 start-up, parmi lesquelles la HealthTech affichait ses connexions avec l'IA.
Cette année encore, VivaTech a attiré plus de 13 500 start-up, parmi lesquelles la HealthTech affichait ses connexions avec l’IA. (Crédit : ON HEALTH)

« La HealthTech est un enjeu majeur pour VivaTech, il y a un gros pôle notamment autour de l’IA, et nous avons les start-up les plus prometteuses en matière de HealthTech, de bien-être et de longévité », observe Pol Blanc, consultant en relations presse chez Publicis Consultants.

L’IA comme outil d’aide au diagnostic

Preuve de l’omniprésence de l’intelligence artificielle à VivaTech, cette année, au cœur du salon, une allée complète était dédiée, “L’IA Avenue by Salesforce”. Et la majorité des start-up présentes étaient de la HealthTech, à l’image du coréen Mand robotics, un fabricant de prothèses robotisées, ou encore du japonais Ashirase, à l’origine de chaussures GPS vibrante pour les malvoyants. Les acteurs français n’étaient pas en reste, non plus. « Buddyo est un compagnon de santé qui mesure des paramètres de santé, propose des téléconsultations et plus de 1000 vidéos liées à la nutrition, fitness, sommeil, méditation… », détaille Thierry Menou, directeur général adjoint de AI Health Solutions.

Jennifer Gauthier, présidente et co-fondatrice de SkinMed, présentait son innovation au service de la lutte contre les cancers cutanés, « un système qui permet, en pharmacie, de se faire dépister, et qui allie intelligence artificielle et télé-expertise ». Enfin, sur le volet santé mentale, la start-up Emobot faisait la démonstration de son application mobile qui, couplée à une interface soignant va permettre de suivre, grâce à la caméra du téléphone ou de l’ordinateur du patient, l’évolution de sa dépression. Et parmi les start-up françaises de la HealthTech, Chipiron, qui veut rendre l’IRM accessible, partout et pour tous, a obtenu le prix de l’innovation de l’année, jeudi 12 juin, à l’occasion de la cérémonie de remise des Global Tech Awards.

Antonin Tabard