Cancer du sein : Une technique innovante opérée à Bordeaux

Dans la prise en charge du cancer du sein, la Polyclinique Bordeaux Nord Aquitaine propose une première en Nouvelle-Aquitaine, à savoir une mastectomie prophylactique par endoscopie, avec reconstruction immédiate et sans cicatrice sur la poitrine, grâce à une seule incision de trois à quatre centimètres dissimulée sous l’aisselle. Cette innovation majeure, mise en œuvre pour la première fois dans la région par le Docteur Alain Delest, permet une prise en charge préventive du cancer du sein sans cicatrice visible sur le thorax.

La Polyclinique Bordeaux Nord Aquitaine propose une nouvelle chirurgie innovante, pour une meilleure prise en charge du cancer du sein.
La Polyclinique Bordeaux Nord Aquitaine propose une nouvelle chirurgie innovante, pour une meilleure prise en charge du cancer du sein. (Crédit : Polyclinique Bordeaux Nord Aquitaine)

« C’est une véritable révolution, reconnaît le Docteur Alain Delest, chirurgien à la Polyclinique Bordeaux Nord Aquitaine. Cette technique offre aux femmes une solution préventive très efficace, tout en réduisant au maximum les séquelles physiques et psychologiques. Elle représente le meilleur de ce que la médecine moderne peut proposer aujourd’hui. »

Cancer du sein : Une chirurgie préventive, discrète et mini-invasive

Concrètement, cette opération permet de retirer tout le tissu mammaire par une petite incision cachée sous l’aisselle, en utilisant des instruments chirurgicaux guidés par caméra. Dans le même temps, une reconstruction mammaire est réalisée immédiatement à l’aide d’une prothèse. L’intervention est dite « mini-invasive » car elle évite une grande cicatrice sur le sein et limite les suites post-opératoires : moins de douleurs, moins de fatigue, un résultat esthétique bien plus naturel pour la patiente.

La technique repose sur l’introduction d’instruments chirurgicaux et d’une caméra via un port unique. Déjà utilisé en chirurgie gynécologique, il est ici détourné pour permettre l’ablation complète du tissu mammaire par voie endoscopique, sans ouvrir le sein. La reconstruction est quant-à-elle immédiate et s’adresse aujourd’hui en priorité aux femmes présentant une mutation génétique et ayant une morphologie adaptée. Ce geste chirurgical d’un peu plus de trois heures en bilatéral, encore peu répandu en France, ouvre une perspective nouvelle pour les patientes souhaitant prévenir activement la survenue d’un cancer du sein tout en préservant leur intégrité corporelle.

Antonin Tabard