Nantes, pôle d’excellence européen en santé du futur ?

Nantes Métropole et ses partenaires ont inauguré, jeudi 19 juin, le bâtiment Gina. Un lieu totem de Station S, sur l’île de Nantes, futur archipel de l’innovation au service de la santé globale. En effet, si ce premier bâtiment de 5500 mètres carrés vient de voir le jour, il sera bientôt rejoint par d’autres, notamment Rosa, sur 10 000 mètres carrés. À l’horizon 2030, Station S se déclinera en un archipel d’innovation en santé de 30 000 mètres carrés au sein du quartier de la santé, permettant l’incubation de projets et solutions innovantes en santé, et un bioparc de 100 000 mètres carrés à Saint-Herblain, permettant l’industrialisation de la filière.

L'inauguration de Gina, lieu totem de Station S, concrétise l'ambition de Nantes Métropole et ses partenaires de devenir un pôle d'excellence européen en santé du futur.
L’inauguration de Gina, lieu totem de Station S, concrétise l’ambition de Nantes Métropole et ses partenaires de devenir un pôle d’excellence européen en santé du futur. (Crédit : ON HEALTH)

« À Nantes, on invente la santé de demain ! C’est sur notre territoire que s’inventent les vaccins contre le cancer du poumon ou le chikungunya. Je suis particulièrement fière d’inaugurer aujourd’hui, avec l’ensemble de nos partenaires, Gina, un nouvel espace dédié à l’innovation en santé situé au cœur du quartier de la santé, avec le nouvel hôpital et le campus santé. Cette première brique de Station S témoigne de l’ambition portée collectivement afin d’accompagner toutes les innovations, du laboratoire à l’usine de production, de placer notre métropole au premier rang des territoires français et européens en matière de santé et d’innovation tout comme de contribuer à l’effort national en matière de souveraineté et de réindustrialisation de la filière santé en France », souligne Johanna Rolland, maire de Nantes et présidente de Nantes Métropole.

L’île de Nantes, futur quartier de la santé

En effet, à proximité directe de ce nouveau bâtiment sortira de terre le prochain campus santé Franceline Ribard, qui regroupera les établissements de formations des professionnels du médical et du paramédical. Et à quelques centaines de mètres, celui qui sera le plus grand CHU d’Europe est déjà bien visible. « C’est un jalon dans un grand projet, plus ambitieux et assez unique, qu’est ce quartier de la santé, qui résulte du choix de mettre au même endroit, un hôpital à la pointe du XXIe siècle, un campus santé avec environ 10 000 étudiants, des instituts de recherche et enfin un projet Station S tourné vers l’innovation santé », raconte Philippe El Saïr, directeur général du CHU de Nantes.

Le jour de l’inauguration, deux futurs occupants du bâtiment Gina étaient présents, l’Institut de Cancérologie de l’Ouest qui souhaitait avant tout consolider son offre de soins à destination des habitants de la métropole nantaise, et Redeem Médical, une start-up à l’origine de la première filière industrielle de réemploi de dispositifs médicaux, qui a déjà aménagé dans ses nouveaux locaux : « On a été les premiers à être identifiés comme acteur de production, et, il y a deux ans, on est venu nous chercher pour nous proposer de nous installer là, au cœur du futur CHU de Nantes », témoigne Clémence Cornet, fondatrice et CEO de Redeem Médical.

Antonin Tabard