Apnée du sommeil : La technologie Sunrise confirmée à Grenoble

Les apnées obstructives du sommeil touchent plus de 900 millions de personnes dans le monde, représentant un véritable problème de santé publique. C’est pourquoi le ministère de la Santé a soutenu l’étude Sunsas, menée entre 2021 et 2024 par l’Université Grenoble-Alpes (UGA) et l’Inserm, avec le CHU Grenoble-Alpes, et dont les résultats viennent d’être dévoilés.

La start-up belge Sunrise a développé un capteur pour identifier et diagnostiquer l'apnée du sommeil.
La start-up belge Sunrise a développé un capteur pour identifier et diagnostiquer l’apnée du sommeil, une technologie éprouvée par une équipe de recherche grenobloise dans le cadre d’une étude clinique. (Crédit : Sunrise)

Elle a porté sur la technologie Sunrise, qui permet un diagnostic à domicile dans des délais réduits ainsi qu’un accès au traitement plus rapide. Et ce en comparaison à la polysomnographie, examen de référence.

Une technologie éprouvée

L’étude a été menée auprès de 849 adultes répartis au hasard dans deux parcours. Le premier, conventionnel, a reposé sur un examen visant à surveiller divers paramètres physiologiques durant le sommeil. Le deuxième s’est fait à domicile et autour du dispositif médical Sunrise.

Ce dernier utilise un capteur léger placé sur le menton pour enregistrer les mouvements mandibulaires pendant le sommeil. Il s’agit là d’un signal physiologique qui, analysé par des algorithmes, génère un rapport de sommeil qui comptabilise les arrêts respiratoires nocturnes et d’autres paramètres de qualité du sommeil, ensuite destinés à l’interprétation clinique.

Des délais réduits

L’étude a permis de montrer que le délai médian jusqu’au diagnostic est réduit de 106 à 15 jours dans le groupe Sunrise. Le délai médian d’accès au traitement est aussi réduit : il passe de 124 à 50 jours. « Une mise sous traitement plus précoce dans le groupe Sunrise était en outre associée à de meilleures évolutions de somnolence diurne, de la qualité de vie et de la productivité au travail à trois mois après l’inclusion », s’enthousiasment l’UGA et le CHU Grenoble-Alpes.

Morgane Poulet,
Correspondante à Grenoble