SRS Annual Meeting 2025

Le SRS Annual Meeting 2025 s’impose comme un événement incontournable dans le domaine de la chirurgie robotique internationale !

Organisé par la Society of Robotic Surgery, ce congrès réunira à Strasbourg les plus grands experts, chirurgiens, ingénieurs, chercheurs et industriels du secteur.

Objectif : explorer les innovations technologiques de pointe en robotique chirurgicale, téléchirurgie, intelligence artificielle et réalité augmentée, dans une dynamique de partage et de formation internationale.

Deux temps forts à ne pas manquer :
🔹 Des sessions plénières et conférences internationales (Palais des Congrès) avec les leaders mondiaux du domaine, pour débattre des enjeux, percées technologiques et nouvelles plateformes robotiques.
🔹 Des ateliers pratiques et démonstrations en direct (IRCAD) sur les dernières avancées en chirurgie assistée par robot, chirurgie mini-invasive et endovasculaire.

Le tout au cœur de Strasbourg, capitale mondiale de la chirurgie robotique, dans un cadre collaboratif et inspirant.

Que vous soyez chirurgien, chercheur, industriel ou acteur institutionnel, ce congrès est l’opportunité parfaite pour :
✅ se former aux outils de demain
✅ découvrir les tendances clés du secteur
✅ élargir votre réseau à l’international

InSimo at the heart of robotic surgery


Chirurgie robot-assistée : Intuitive continue d’innover avec da Vinci 5

Intuitive vient d'annoncer une nouvelle avancée pour son système chirurgical da Vinci 5. La cinquième génération de systèmes da Vinci a en effet obtenu le marquage CE pour une utilisation chez l’adulte et l’enfant en Europe. Grâce à cette autorisation, le système chirurgical robot-assisté pourra être utilisé sur des interventions endoscopiques mini-invasives, couvrant l’ensemble des procédures chirurgicales abdomino-pelviennes, y compris les interventions urologiques, gynécologiques, les chirurgies laparoscopiques générales et les interventions chirurgicales thoracoscopiques.

La cinquième génération de système chirurgical robot-assisté, da Vinci 5, conçu par Intuitive, vient d'obtenir son marquage CE pour l'Europe.
La cinquième génération de système chirurgical robot-assisté, da Vinci 5, conçu par Intuitive, vient d'obtenir son marquage CE pour l'Europe. (Crédit : Intuitive)

« Chez Intuitive, nous nous engageons à proposer aux systèmes de santé européens – et du monde entier – des innovations pertinentes, pensées pour répondre aux enjeux d’aujourd’hui et de demain, rappelle Dave Rosa, CEO d’Intuitive. Après plus de dix années de développement rigoureux, da Vinci 5 est notre plateforme la plus avancée et la plus complète : elle a été conçue pour améliorer les résultats cliniques, renforcer l’efficience et fournir des données exploitables pour l’avenir des soins mini-invasifs. »

Da Vinci 5 : Plus de 150 améliorations apportées par Intuitive

Pour ses 30 ans d'existence dans le développement de technologies de chirurgie robot-assistée, l'entreprise pionnière dans le domaine s'apprête ainsi à mettre sur le marché ce nouveau système chirurgical robot-assisté multiport plus avancé et plus complet que ses prédécesseurs. S’appuyant sur l’architecture hautement performante du système da Vinci Xi, le da Vinci 5 intègre plus de 150 améliorations. Il permettra notamment d'offrir une sensorialité du geste chirurgical renforcée, au service de meilleurs résultats pour les patients, ainsi qu'une efficience opérationnelle en renforçant l’autonomie du chirurgien.

« Nous sommes convaincus que l’efficience et les données générées par le da Vinci 5 transformeront la chirurgie et contribueront à relever les défis majeurs auxquels font face les systèmes de santé à travers l’Europe, déclare Dirk Barten, senior vice-president et directeur général Europe d’Intuitive. C’est une avancée majeure pour les chirurgiens et les équipes soignantes en Europe qui pourront désormais bénéficier de l’ensemble de la gamme de systèmes da Vinci, y compris le da Vinci 5, leur offrant ainsi plus de choix, de flexibilité, et, in fine, une amélioration des soins pour un plus grand nombre de patients à travers le continent. »

Antonin Tabard


Ophtalmologie : Un implant pour corriger les fortes myopies

Depuis quelques mois maintenant, le service d'ophtalmologie du CHU Dijon Bourgogne propose à ses patients atteints de forme sévère de myopie une solution innovante et définitive : une chirurgie réfractive visant à poser en intraoculaire un implant Phake. Objectif ? Améliorer l'offre de soins pour les patients dont leur myopie serait trop forte pour répondre à une chirurgie laser cornéenne standard.

L'implant Phake permet aux patients atteints d'une myopie sévère et en errance thérapeutique de recouvrer une vue sans lunettes ni lentilles.
L'implant Phake permet aux patients atteints d'une myopie sévère et en errance thérapeutique de recouvrer une vue sans lunettes ni lentilles. (Crédit : ON HEALTH)

« Avec ces implants intra-oculaires, on va pouvoir traiter des myopies qui vont jusqu'à -18, donc des myopies très fortes, associées, là-aussi, à des forts astigmatismes, jusqu'à -6 dioptries, explique le Docteur Louis Arnould, chirurgien ophtalmologue au CHU Dijon Bourgogne. Toutefois, il s'agit d'une chirurgie beaucoup moins fréquente que la chirurgie laser cornéenne standard, puisque, en terme de volume, il va y avoir 2500 chirurgies par an pour ce type d'implant, contre plus de 250 000 opérations laser standards pour la myopie. »

Myopie : Des résultats immédiats

Sous anesthésie générale, cette solution chirurgicale est aujourd'hui proposée aux patients âgés de plus de 21 ans et atteints d'une myopie trop forte pour être opérés en laser conventionnel. « Cette chirurgie, complète le praticien hospitalier, nous permet de proposer à nos patients une solution de qualité qui durera dans le temps. »

« L'intervention est assez folle, témoigne Maïlys, une patiente du Docteur Arnould. On voit dix sur dix dès le réveil ! Ça a changé toute ma vie, tout mon quotidien qui, auparavant, était dès le lever avec des lunettes ou des lentilles. Je ne voyais pas plus loin que trois centimètres, avec une myopie à -9 sur 10. » À noter que cette intervention ne soigne pas définitivement la myopie, les patients devront faire l'objet d'un suivi régulier en ophtalmologie. Enfin, les hypermétropies fortes peuvent aussi bénéficier de cette prise en charge.

Antonin Tabard


Neuroradiologie interventionnelle : le CHU de Besançon innove

Le CHU de Besançon organisait, jeudi 15 mai, sa journée de l'innovation, aux côtés du PMT et de l'Institut Femto-ST. L'occasion de réunir des professionnels de santé, des chercheurs académiques et des industriels, qu'ils soient fabricants ou sous traitants. Pour cette quatorzième édition, le service de neuroradiologie interventionnelle était à l'honneur.

Le CHU de Besançon a investi dans un nouveau service d'impression 3D. En neuroradiologie interventionnelle, cela se traduit par une meilleure appréhension de l'anatomie à atteindre le jour de l'intervention.
Le CHU de Besançon a investi dans un nouveau service d'impression 3D. En neuroradiologie interventionnelle, cela se traduit par une meilleure appréhension de l'anatomie à atteindre le jour de l'intervention. (Crédit : ON HEALTH)

« La neuroradiologie interventionnelle est une spécialité qui s'occupe de procédures qui sont relativement fréquentes et importantes, avec, en premier lieu, les AVC par occlusion de gros vaisseaux, et les anévrismes intra-crâniens », explique le Docteur Guillaume Charbonnier, neurologue au sein du service de neuroradiologie interventionnelle, au CHU de Besançon.

L'innovation au service de la neuroradiologie interventionnelle

Pour améliorer encore la prise en charge des patients, le CHU de Besançon a investi dans une ferme d'impression 3D pour proposer à ces professionnels de santé de mieux appréhender une intervention en imprimant au préalable les éléments anatomiques pour s'entraîner. Sur le traitement des anévrismes, le projet de recherche Iliad a débuté en 2024 et consiste à proposer aux praticiens en neuroradiologie interventionnelle de s'entraîner sur des modèles imprimés en 3D avant de traiter les patients, afin de pouvoir sélectionner le meilleur dispositif, le jour de l'intervention.

https://youtu.be/0n2VNT6s0Kk

« Concernant la prise en charge des AVC, nous avons un programme de recherche en partenariat avec d'autres établissements, mais aussi des chercheurs et des industriels, sur la robotique en neuro-interventionnelle. L'objectif est de pouvoir traiter des patients à distance, directement dans l'hôpital qui les accueille afin de diminuer le temps de transfert et améliorer de façon très significative le pronostic des patients », complète-t-il.

Antonin Tabard


L'innovation santé vue par... Julien Payen, Lattice Medical

Qu’est-ce que l’innovation santé ? Une innovation santé qui vous a particulièrement marquée ? Qu’apportez-vous à l’innovation santé ? Président et co-fondateur de Lattice Medical, Julien Payen nous en dit plus sur son dispositif innovant.

 

https://youtube.com/shorts/7S12xQDDS6Y?feature=share


Jean-Marc Béraud, Abiss

L'innovation vue par... Jean-Marc Béraud, Abiss

Qu'est-ce que l'innovation santé ? Une innovation santé qui vous a particulièrement marqué ? Qu'apportez-vous à l'innovation santé ? Jean-Marc Béraud est le directeur général de la société stéphanoise Abiss, spécialisée dans la conception de dispositifs médicaux implantables, à l'image des bandelettes trans-obturatrices.

 

https://youtube.com/shorts/LWe5NNRL1oc?feature=share


L'innovation santé vue par... Aurélie Guyomard, chirurgien gynécologue

Qu'est-ce que l'innovation santé ? Une innovation santé qui vous a particulièrement marquée ? Qu'apportez-vous à l'innovation santé ? Chirurgien gynécologue, le Docteur Aurélie Guyomard s'est spécialisée en pelvipérinéologie et dans la prise en charge de l'endométriose.

https://youtube.com/shorts/umUrJVFbHTg?feature=share


Chirurgie : Betty sécurise le parcours patients

Lancée en 2023 par deux chirurgiens urologues toulousains, Betty est une application gratuite et accessible à tous les patients qui permet une prise en charge globale avant, pendant et après une opération chirurgicale. Grâce à une double interface patient-chirurgien, elle permet un accompagnement digital sur-mesure, qui va de la préparation préopératoire au suivi médical postopératoire. Elle améliore significativement le parcours de soins des patients et limite considérablement les risques liés à une chirurgie.

Lancée en 2023 par deux chirurgiens urologues toulousains, Betty est une application qui vise à limiter les complications post-opératoires.
Lancée en 2023 par deux chirurgiens urologues toulousains, Betty est une application qui vise à limiter les complications post-opératoires. (Crédit : Betty)

« Un marathon se prépare en amont pour que ça se passe bien. Pour une opération, c’est la même chose, explique Guillaume Ploussard, chirurgien urologue et co-fondateur de Betty.care. L’objectif est de rendre le patient acteur de son parcours de soins. Avec Betty, nous accompagnons les patients avant, pendant et après l’intervention en leur fournissant des informations claires, des conseils et des rappels personnalisés. Nous accompagnons ainsi la préparation des patients et leur suivi tout au long de leur parcours de soins en facilitant la transmissions d’informations essentielles entre les équipes médicales et les patients. »

Betty limite les risques et évite les complications

Déjà adoptée par une vingtaine d'établissements de santé et par l'Association française d'urologie, la plateforme numérique lancée il y a tout juste un an compte plus de 300 patients accompagnés et 70 chirurgiens équipés. Première plateforme digitale de prévention des risques liés à une chirurgie et d’optimisation du parcours de soins, l’application Betty a été créée pour accompagner les patients depuis la programmation de la chirurgie jusqu’à la récupération complète. Expérimentée au départ en urologie dans le service de ses créateurs, les chirurgiens toulousains Guillaume Ploussard et Jean-Baptiste Beauval, cette application est née de l’expérience terrain de ces deux spécialistes.

Après une première levée de fonds de 1,2 million d'euros en 2024 afin d'accélérer le développement et l'enrichissement du contenu de Betty, les deux spécialistes à l'origine de ce projet envisage maintenant le déploiement d'un service de télésurveillance d'ici 2026.

Antonin Tabard


Le Rendez-vous : Incontinence urinaire... sujet tabou ?

Dans ce nouveau numéro du Rendez-vous de l’innovation santé, ON HEALTH s’intéresse à l'incontinence urinaire et aux alternatives chirurgicales. Alors que l'incontinence urinaire touche plus de deux femmes sur trois au cours de leur vie, pourquoi serait-ce encore un sujet tabou ? Quelle prise en charge et quelle place pour l’innovation ? Décryptage.

Ce nouveau numéro du Rendez-vous de l’innovation santé s’intéresse aujourd’hui aux troubles liés à l'incontinence urinaire, avec la participation de la biotech Abiss.
Ce nouveau numéro du Rendez-vous de l’innovation santé s’intéresse aujourd’hui aux troubles liés à l'incontinence urinaire, avec la participation de la biotech Abiss. (Crédit : ON HEALTH)

L'incontinence urinaire reste aujourd'hui un sujet tabou et pourtant, le premier réflexe à avoir serait d'en parler à son médecin. Petit à petit, ce trouble peut même mené la personne qui en souffre à s'éloigner de sa vie sociale. En plateau pour en débattre, les docteurs Aurélie Guyomard, chirurgien gynécologue spécialiste de l'endométriose et de la pelvipérinéologie, et Emmanuel Delorme, chirurgien urologue inventeur de la bandelette trans-obturatrice, Jean-Marc Béraud, CEO d'Abiss, biotech fabricant ces bandelettes, et Lydie Berardi, ancienne patiente porteuse de ce dispositif médical implantable.

Bandelettes trans-obturatrices : solution contre l'incontinence urinaire ?

« Il y a plusieurs types d'incontinence urinaire, souligne le Docteur Aurélie Guyomard. L'incontinence urinaire d'effort, les patientes vont avoir des fuites urinaires quand elles vont tousser, courir, éternuer, rire, et cela va avoir un impact dans leur vie quotidienne, et un autre type d'incontinence qui concerne plutôt les besoins pressants, qui va prendre un petit peu du champ d'action dans la vie des patientes. Quand on est concernée, il faut oser en parler. La rééducation est ensuite très importante pour renforcer la musculature du plancher pelvien. On peut avoir aussi l'amélioration de tous les facteurs de risque, et enfin, vient potentiellement la place de la chirurgie. »

La technique chirurgicale d'implantation d'une bandelette trans-obturatrice, détaillée par le Docteur Emmanuel Delorme au début des années 2000, est aujourd'hui très répandue, avec un taux de complications inférieur à 3 %. « Lorsque vous développez un dispositif médical implantable, le concept vient toujours d'une équipe chirurgicale, rappelle Jean-Marc Béraud, CEO de Abiss. Et ceci se fait dans le cadre d'une réglementation européenne très stricte. Tous nos dispositifs subissent des tests, que ce soit des tests de bio-compatibilité, mais aussi de caractérisation chimique, ainsi que des études cliniques, avant de pouvoir être acceptés sur le marché par les autorités de santé. »

https://youtu.be/p4qgr4VezEg

Cette émission a été réalisée en partenariat avec la société Abiss.


i-SEP innove pour lutter contre les pénuries de sang

Présente lors du CHU x HealthTech Connexion Day, la MedTech nantaise i-SEP a présenté sa dernière innovation : un système d'auto-transfusion peropératoire. Objectif ? Proposer une alternative aux transfusions de sang issus de banques durant les interventions chirurgicales et ainsi, pallier aux pénuries de plus en plus fréquentes.

Créée à Nantes, la start-up i-SEP a mis au point une technologie d'auto-transfusion peropératoire.
Créée à Nantes, la start-up i-SEP a mis au point une technologie d'auto-transfusion peropératoire. (Crédit : ON HEALTH)

« Cette technologie permet de récupérer le sang perdu par les patients au bloc opératoire pour le traiter au niveau d'une cartouche de filtration avant de transférer l'ensemble des éléments cellulaires du patient vers une poche de réinfusion », détaille Guillaume Laurent, directeur commercial et marketing chez i-SEP.

i-SEP fait du patient son propre donneur de sang

Fondée en 2015 par Sylvain Picot et le Docteur Francis Gadrat, cette MedTech a lancé son premier prototype en 2017 avant d'obtenir son marquage CE en 2022. Après avoir levé près de huit millions d'euros, i-SEP a publié ses premiers résultats cliniques dans la revue médicale américaine Anesthesiology en 2023. L'élément différenciant, d'après son directeur commercial et marketing, c'est la capacité de cette technologie de récupérer, pour la première fois les plaquettes. Des cellules très importantes lors d'une intervention puisqu'elles sont à l'origine de l'hémostase et permettent d'arrêter les saignements en formant un clou plaquettaire.

« Grâce à notre innovation, nous allons pouvoir préserver les globules rouges, mais aussi les plaquettes et les globules blancs, présents dans le sang, complète Guillaume Laurent. L'idée, c'est de limiter l'exposition des patients aux produits de banque de sang, tout en permettant aux équipes au bloc d'avoir une alternative à ces produits. Enfin, notre technologie permet aussi de restaurer le système immunitaire du patient en post-opératoire. »

Antonin Tabard


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