Chirurgie orthopédique : Twinsight part à la conquête du marché américain

Fondée en 2020 à La Tronche, dans l’agglomération grenobloise, par Mathieu Rimaud, la start-up Twinsight a mis au point une plateforme SaaS pour la planification semi-automatique de l’arthroplastie totale du genou, SurgiTwin 3D. Son rôle : assister le chirurgien orthopédique.

La start-up iséroise Twinsight a obtenu une autorisation de la FDA pour déployer son logiciel pré-opératoire aux États-Unis.
La start-up iséroise Twinsight a obtenu une autorisation de la FDA pour déployer son logiciel pré-opératoire aux États-Unis. (Crédit : Jérémie Pontin / Twinsight)

Et, récemment, SurgiTwin 3D a obtenu de la Food and drug administration (FDA, organisme de surveillance des médicaments et des produits alimentaires) une autorisation de mise sur le marché aux États-Unis. Une aubaine pour la jeune start-up qui y créera une filiale pour se développer. Côté France, Twinsight pense lancer des démarches règlementaires début 2026 et son tour de financement d’amorçage est déjà atteint aux deux-tiers.

Twinsight fournit un “ jumeau numérique “ aux chirurgiens orthopédiques

SurgiTwin 3D mêle l’imagerie médicale et l’apprentissage automatique par intelligence artificielle. Il s’agit d’une « réplique numérique de l’anatomie et de la biomécanique du patient, qui permet de modéliser et simuler le mouvement et son fonctionnement », explique la start-up. Véritable “jumeau numérique” du patient, cette solution permet au chirurgien de choisir la prothèse la plus adéquate… Mais aussi de la positionner au mieux.

Dans cette optique, les scanners réalisés en amont de l’opération permettent l’obtention d’une imagerie en coupe 3D du membre inférieur pour en obtenir les axes, mais aussi la description anatomique et pour fournir au chirurgien les repères indispensables au choix d’une prothèse.

Concrètement, cette plateforme permet d’automatiser une tâche qui était auparavant fastidieuse. « SurgiTwin 3D permet au chirurgien d’obtenir les informations en pré-opératoire alors qu’en général, il les a pendant l’opération. Ainsi, il peut être plus serein et mieux préparé », précise Mathieu Rimaud.

Morgane Poulet,
Correspondante à Grenoble.