Le CHU de Nantes rassure ses patients avec la réalité virtuelle

En mars dernier, les équipes du service de neurochirurgie du CHU de Nantes ont permis à deux patients de prévisualiser leur parcours de soins dès leur arrivée à l’hôpital en réalité virtuelle avant de commencer la procédure de neuromodulation. Objectif ? Réduire l’anxiété et améliorer le confort des patients.

Le CHU de Nantes est aujourd'hui le premier en France à intégrer la réalité virtuelle dans son parcours pour apaiser les patients devant bénéficier d’une procédure de neuromodulation avant leur prise en charge chirurgicale.
Le CHU de Nantes est aujourd’hui le premier en France à intégrer la réalité virtuelle dans son parcours pour apaiser les patients devant bénéficier d’une procédure de neuromodulation avant leur prise en charge chirurgicale. (Crédit : CHU de Nantes)

« Deux patients ont testé le casque de réalité virtuelle avant leur chirurgie de stimulation médullaire qui est effectuée en deux temps. Le premier temps consiste à mettre en place l’électrode, et de réaliser un test à domicile. Le deuxième temps consiste à mettre en place le stimulateur définitif. Les retours des patients et des professionnels de santé qui ont participé au projet est positif avec un rendu de la réalité virtuelle tout à fait impressionnant. L’ensemble des étapes du processus est clair pour le patient », rapporte le Docteur Sylvie Raoul, neurochirurgienne au CHU de Nantes.

Le CHU de Nantes innove dans son parcours patient

Si cette technologie est déjà utilisée pour certaines pathologies, il s’agit d’une première en France dans un CHU pour les patients devant subir une procédure de neuromodulation. Dans un environnement immersif, le patient évolue alors dans l’hôpital où médecins et équipes soignantes s’adressent à lui pour lui préciser en détail les modalités de l’intervention ainsi que les indications pré et post opératoires. Cette technologie innovante présente plusieurs atouts pour les patients et pour les professionnels. Elle réduit le niveau d’anxiété pré-opératoire des patients pour améliorer le confort opératoire et minimiser les risques de développement de douleurs post-opératoires. Elle sécurise le geste opératoire tout en libérant du temps pour les soignants.

« Le film permet au patient de se sentir apaisé, confortable, en connaissant toutes les étapes du processus. La manipulation du matériel de stimulation est expliquée de façon précise et concise et permet au patient d’être plus à l’aise avec le système. Les consignes post opératoires sont reformulées au patient et réexpliquées ensuite avec les professionnels de santé, permettant ainsi au patient de poser des questions si certaines consignes sont obscures et d’être parfaitement autonome avec son dispositif », détaille Sylvie Raoul.

Antonin Tabard