Robotics for Trainees Conference 2025
La Robotics for Trainees Conference 2025, organisée par l’ASiT (Association of Surgeons in Training), s’annonce comme un rendez-vous incontournable pour tous les jeunes chirurgiens souhaitant se former aux technologies robotiques de demain ! 🇬🇧
L’événement a pour but de rapprocher les acteurs de la formation chirurgicale des plateformes robotiques de pointe, tout en leur offrant un accompagnement pédagogique concret, à travers des démonstrations, ateliers pratiques et interventions d’experts.
Il se structure en deux temps forts :
Deux jours de formation intensive, incluant :
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des sessions théoriques et plénières sur la robotique chirurgicale appliquée à différents contextes cliniques ;
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des ateliers hands-on sur les systèmes Hugo™ RAS (Medtronic), Da Vinci (Intuitive), et Versius (CMR Surgical), encadrés par des praticiens expérimentés.

Chirurgie robot-assistée : Intuitive continue d’innover avec da Vinci 5
Intuitive vient d'annoncer une nouvelle avancée pour son système chirurgical da Vinci 5. La cinquième génération de systèmes da Vinci a en effet obtenu le marquage CE pour une utilisation chez l’adulte et l’enfant en Europe. Grâce à cette autorisation, le système chirurgical robot-assisté pourra être utilisé sur des interventions endoscopiques mini-invasives, couvrant l’ensemble des procédures chirurgicales abdomino-pelviennes, y compris les interventions urologiques, gynécologiques, les chirurgies laparoscopiques générales et les interventions chirurgicales thoracoscopiques.

« Chez Intuitive, nous nous engageons à proposer aux systèmes de santé européens – et du monde entier – des innovations pertinentes, pensées pour répondre aux enjeux d’aujourd’hui et de demain, rappelle Dave Rosa, CEO d’Intuitive. Après plus de dix années de développement rigoureux, da Vinci 5 est notre plateforme la plus avancée et la plus complète : elle a été conçue pour améliorer les résultats cliniques, renforcer l’efficience et fournir des données exploitables pour l’avenir des soins mini-invasifs. »
Da Vinci 5 : Plus de 150 améliorations apportées par Intuitive
Pour ses 30 ans d'existence dans le développement de technologies de chirurgie robot-assistée, l'entreprise pionnière dans le domaine s'apprête ainsi à mettre sur le marché ce nouveau système chirurgical robot-assisté multiport plus avancé et plus complet que ses prédécesseurs. S’appuyant sur l’architecture hautement performante du système da Vinci Xi, le da Vinci 5 intègre plus de 150 améliorations. Il permettra notamment d'offrir une sensorialité du geste chirurgical renforcée, au service de meilleurs résultats pour les patients, ainsi qu'une efficience opérationnelle en renforçant l’autonomie du chirurgien.
« Nous sommes convaincus que l’efficience et les données générées par le da Vinci 5 transformeront la chirurgie et contribueront à relever les défis majeurs auxquels font face les systèmes de santé à travers l’Europe, déclare Dirk Barten, senior vice-president et directeur général Europe d’Intuitive. C’est une avancée majeure pour les chirurgiens et les équipes soignantes en Europe qui pourront désormais bénéficier de l’ensemble de la gamme de systèmes da Vinci, y compris le da Vinci 5, leur offrant ainsi plus de choix, de flexibilité, et, in fine, une amélioration des soins pour un plus grand nombre de patients à travers le continent. »
Antonin Tabard
Dijon : Un des rares CHU à avoir son propre atelier mécanique
« Travailler sans le garage mécanique, ça nous paraît difficile, voire très très difficile », confie Christophe Myotte, responsable des ambulanciers du SAMU de Dijon. Dans ce domaine parfois méconnu, le CHU Dijon Bourgogne fait figure d'exception. Il est en effet un des rares CHU en France à bénéficier de son propre atelier mécanique : « deux ou trois, pas plus », estime-t-il.

« Nous entretenons les quelques 150 véhicules qui composent la flotte du CHU, mais pas que, détaille Guillaume Masson, responsable de l'atelier mécanique. Nous faisons aussi l'installation de véhicules d'intervention, pour le compte du GHT 21-52 et l'ensemble de ses hôpitaux, à l'image de Dijon, mais aussi de Langres et de Chaumont. »
Matériel roulant : Un atelier mécanique aux petits soins
Des chariots dans les services aux véhicules d'urgence, en passant par les brancards, tout ce qui a des roues peut être amené à passer par l'atelier mécanique. C'est même l'atelier mécanique du CHU Dijon Bourgogne qui a travaillé avec Airbus pour adapter les brancards embarqués dans les hélicoptères, afin d'y intégrer une couveuse pour le transports de nourrissons. Pour la commande du GHT 21-52, les équipes de l'atelier sont parties de véhicules civiles pour les transformer entièrement, du sol au plafond, de l'électricité aux gyrophares, en passant par l'ameublement, pour en faire de véritables véhicules d'intervention légers médicalisés.
« Le garage, aujourd'hui, ce n'est pas simplement faire une vidange, c'est aussi changer un moteur, changer une boîte de vitesse... on est capable de pouvoir identifier une panne en quelques minutes, c'est un service essentiel qui nous apporte une sécurité au quotidien, à savoir une réactivité à toute épreuve », témoigne le responsable des ambulanciers du SAMU de Dijon.
Antonin Tabard
IA & Data : Une stratégie nationale pour accélérer l'innovation santé
Le ministre chargé de la Santé et de l’Accès aux soins, Yannick Neuder, a réuni ce 1er juillet un Comité stratégique exceptionnel pour annoncer les premières étapes de la stratégie nationale en matière d’IA et d’utilisation secondaire des données de santé. « Nous franchissons aujourd’hui une étape décisive pour faire de la France un leader de la recherche et de l’innovation en santé, estime-t-il. En alliant la puissance des données à l’intelligence artificielle, nous faisons le choix de la confiance, de la souveraineté et de l’efficacité au service des patients, des chercheurs et des soignants. »

Pour structurer cette stratégie nationale, l'État a choisi d'associer l'ensemble des parties prenantes aux décisions stratégiques concernant l'usage des données de santé. Cette instance permettra de faire dialoguer producteurs et ré-utilisateurs de données, en associant l’ensemble des acteurs aux orientations nationales à travers des collèges consultatifs. « La stratégie nationale permettra un partage efficient et une meilleure valorisation des données de santé, qui sont un maillon essentiel pour la recherche pharmaceutique », estime Marc Ferracci, ministre chargé de l'Industrie et de l'Énergie.
Objectif ? Expérimenter des solutions d'IA en établissement de santé
Cette stratégie nationale sur l'utilisation secondaire des données de santé se déclinera donc en deux chapitres et fera l'objet d'un marché public pour héberger une copie de la base principale du Système national des données de santé et de deux appels à manifestation d'intérêt pour expérimenter des solutions d'IA en établissement de santé et médico-social. Structurée en dix objectifs, elle affiche une double ambition, offrir aux détenteurs et utilisateurs de données un cadre clair, simplifié et soutenu pour faciliter la réutilisation des données, et préparer l’entrée en vigueur du règlement sur l’espace européen des données de santé.
« L’intelligence artificielle en santé porte des perspectives immenses pour mieux soigner. Mais elle ne pourra tenir ses promesses qu’en protégeant les données sensibles qui la nourrissent. La migration de la Plateforme des données de santé (Health Data Hub) vers un hébergement souverain constitue une avancée décisive », annonce Clara Chappaz, ministre déléguée chargée de l'IA et du numérique.
Enfin, une consultation publique sur l'IA au service de la santé ouverte jusqu'au mois de septembre permettra de consolider une stratégie fondée sur quatre priorités structurantes, à savoir, clarifier la réglementation et encadrer les usages de l'IA en santé, renforcer l'évaluation des solutions d'IA et leur impact sur le système de soins, accompagner les professionnels et les établissements dans leur appropriation des outils, et bâtir un cadre économique durable pour soutenir l'innovation s'appuyant sur l'IA.
Antonin Tabard
Grenoble-Alpes, la référence en médecine du futur ?
« La région grenobloise est pionnière en termes d’innovation santé », a rappelé Sébastien Weisbuch, directeur général de Medicalps, à l’occasion de l’assemblée générale du cluster santé grenoblois, ce mardi 1er juillet, à Saint-Martin-le-Vinoux. Micro et nanotechnologie, imagerie médicale, numérique ou encore biotechnologie, Medicalps entend être la parfaite illustration de ce qu’est un leader de la healthtech, et ce depuis sa création il y a 25 ans.

Pour autant, le territoire de Grenoble-Alpes peine à s’imposer sur la scène nationale, voire mondiale, en raison d’un manque de visibilité... Bien que la Région Auvergne-Rhône-Alpes soit deuxième de France par son nombre d’entreprises opérant dans le secteur des technologies de la santé. Ainsi, le cluster vise une structuration interne plus poussée, ce qui permettrait à terme de gagner en visibilité et, surtout, de se développer.
Medicalps entend faire émerger des solutions utiles à tous
Car face aux défis de la santé, l’enjeu pour Medicalps est de créer une dynamique qui lui soit propre, puis la rendre visible. Fort de 140 acteurs, le cluster entend donc bien accueillir de nouveaux membres, ce qui permettrait de structurer l’industrialisation sanitaire du territoire, à l’image de Benkei ou de Ainoha cette année.
Il s’agit aussi d’encourager le travail entre ses entreprises partenaires. Il est question de davantage utiliser les ressources universitaires de l’Université Grenoble-Alpes et les plateformes techniques du CEA, du CNRS, de l’Inria ou encore de Teledyne e2v. En somme, de créer un véritable élan collectif qui réponde aux grands enjeux médicaux de demain.
Morgane Poulet,
Correspondante en Auvergne-Rhône-Alpes
(Reportage : Antonin Tabard)
Les CPTS à l’épreuve du numérique
Les Communautés Professionnelles Territoriales de Santé (CPTS) occupent aujourd’hui une place stratégique et croissante dans le système de soins français. Comme tous les acteurs de santé elles doivent intégrer le numérique dans leur mode de fonctionnement et dans les solutions proposées. Décryptage.

La transformation numérique du système de santé ne concerne pas uniquement les hôpitaux, les laboratoires ou l’activité libérale. En ville, les CPTS, créées pour améliorer la coordination des soins de proximité, font face à un enjeu majeur : intégrer les outils numériques pour mieux répondre aux besoins de la population, tout en tenant compte de la diversité des pratiques sur le terrain. Une mutation aussi prometteuse que complexe.
Un virage numérique devenu inévitable
Issues de la loi de modernisation du système de santé de 2016, les CPTS regroupent des professionnels de santé libéraux, des structures médico-sociales, des établissements de soins et des collectivités autour d’objectifs communs : améliorer l’accès aux soins, organiser les parcours des patients, répondre aux crises sanitaires ou encore mener des actions de prévention. Pour y parvenir, la fluidité de l’information est essentielle. C’est ici que le numérique prend toute son importance.
Dossiers patients partagés, messageries sécurisées, outils de coordination, plateformes d’échange interprofessionnelles : les technologies existent. Mais leur adoption reste inégale. Pour les CPTS, le numérique représente à la fois une opportunité de structurer leurs actions et un défi en termes d’organisation, de formation et d’adhésion des professionnels.
Dans la pratique, le quotidien numérique des CPTS reste souvent difficile. Le manque d’interopérabilité entre les logiciels constitue un obstacle majeur. Chacun utilise ses propres outils, et il faut fréquemment recourir à des tableaux de suivi pour se coordonner. Malgré les efforts de l’Assurance maladie et des agences régionales de santé, l’hétérogénéité des pratiques et la faible connectivité de certains territoires ralentissent le déploiement de solutions communes.
Autre difficulté : le manque de temps et de formation. Les professionnels libéraux, déjà très sollicités, ont du mal à intégrer de nouveaux outils dans leur routine. Sans accompagnement, la technologie peut être perçue comme une charge supplémentaire plutôt qu’un soutien. S’y ajoute parfois une certaine réticence, liée à la crainte de perdre en autonomie ou en qualité de relation humaine.
Des initiatives prometteuses sur le terrain
Malgré ces obstacles, certaines CPTS montrent qu’une transformation réussie est possible. Dans le Grand Est, une plateforme numérique de coordination ouverte aux médecins, infirmiers et pharmaciens a permis de réduire les délais d’orientation et d’améliorer la réactivité en situation de crise. Cette plateforme Parceo est un service de e-Parcours qui offre aux acteurs de santé, du médico-social et du social, un bouquet de services numériques de coordination, facilitant la prise en charge du patient et de l’usager dans son parcours de soins .
La télésanté se déploie également progressivement. À Nantes, un outil de télé-expertise a été développé pour limiter les passages aux urgences. Autre exemple à la CPTS Nevers Sud Nivernais où des mallettes connectées sont distribuées aux médecins généralistes pour la téléexpertise, permettant des avis spécialisés à distance chez les patients ou en cabinet.
Des solutions comme Idomed ou Omnidoc sont plébiscitées par plusieurs CPTS pour proposer des solutions de télésuivi, de téléconsultations ou de télé-expertise.
https://youtu.be/o8fJoM-PdIU?si=SfRdO5BmDl69pIE3
Des plateformes d’information et d'orientation des patients émergent sur les portails web des CPTS comme au Pays d’Aix ou Lille Sud-Est pour informer les usagers sur les offres de soins, les dispositifs d’urgence, la prévention avec des annuaires de professionnels ou des questionnaires d’auto-orientation.
Ailleurs, des messageries instantanées sécurisées et des outils partagés de gestion des plannings de soins à domicile facilitent la communication entre professionnels.
Le développement du Dossier Médical Partagé (DMP), de la messagerie MSSanté et de Mon Espace Santé constitue aussi un levier structurant. Encore faut-il que ces outils soient intégrés dans un écosystème fluide, pensé pour les usages concrets du terrain.
Pour accompagner cette évolution, le ministère de la Santé et les agences régionales intensifient leur soutien. Des aides financières, via le Fonds d’intervention régional (FIR) ou par le biais de contrats avec l’Assurance maladie, permettent de financer les équipements et les postes de coordination. Mais au-delà des moyens, c’est une culture de la coopération numérique qu’il s’agit de bâtir.
La transformation digitale des CPTS ne se décrète pas. Elle doit s’ancrer dans les pratiques quotidiennes, avec une approche progressive, à l’écoute des besoins et fondée sur la co-construction avec les professionnels. L’enjeu est de taille : si les CPTS parviennent à tirer pleinement parti du numérique, elles pourront devenir un pilier essentiel d’un système de santé plus humain, local et réactif.
Dans un contexte marqué par la complexité des parcours de soins, la diversité des pathologies chroniques et la nécessité de lutter contre les déserts médicaux, le numérique ne constitue pas une solution miracle. Mais il peut devenir un outil de cohésion, à condition de rester au service du soin. Les CPTS, en tant qu’acteurs de cette transition, sont aujourd’hui à un tournant. Leur réussite pourrait bien redéfinir les contours d’une santé de proximité plus intelligente et mieux coordonnée.
Rémy Teston
Consultant digital / Expert e-santé – Buzz E-santé
La Fondation Vaincre Alzheimer accompagne dix nouveaux projets
La Fondation Vaincre Alzheimer a présenté, jeudi 26 juin à l'Académie nationale de médecine, les dix nouveaux projets de recherche financés en 2025, pour un investissement record de 1,6 million d'euros, portant ainsi le nombre de projets en cours de financement à 30. En introduction de cette cérémonie, le Docteur Agathe Vrillon, neurologue à l'hôpital Lariboisière, a souligné l'entrée dans une nouvelle ère thérapeutique grâce aux traitements anti-amyloïdes.

Cette année encore, la Fondation a choisi de financer des projets de recherche novateurs, tant sur le plan fondamental que sur le plan clinique. Objectif ? Approfondir les connaissances sur les mécanismes de la maladie d’Alzheimer et développer des approches diagnostiques et thérapeutiques adaptées et personnalisées. Entre autres axes de recherche, l’étude de la protéine toxique tau et l’exploration d’autres cibles thérapeutiques, mais aussi le rôle du sommeil dans la progression de la maladie, ou encore l’amélioration du diagnostic différentiel entre la maladie d’Alzheimer et d’autres pathologies comme la maladie à corps de Lewy ou la dégénérescence lobaire frontotemporale.
La Fondation Vaincre Alzheimer mise sur la recherche biomédicale d'excellence
Parmi les projets soutenus, deux ont obtenus une allocation doctorale d'une durée de trois ans. Le Docteur Mehdi Kabani et son équipe étudient, au sein du laboratoire des maladies neurodégénératives du CEA MIRCen à Fontenay-aux-Roses, les vésicules extracellulaires et leur rôle clé dans la propagation des protéines anormales dans le cerveau, dans la maladie d'Alzheimer et la maladie à corps de Lewy. De son côté, le Docteur Maud Gratuze, de l'Université Aix-Marseille, étudie la diversité du système immunitaire du cerveau dans la maladie d'Alzheimer.
Deux autres projets ont été subventionnés pour une durée de deux ans en soutien à la recherche coopérative internationale. Le Docteur Lionel Dahan et sa collègue néerlandaise, le Docteur Lisa Genzel, souhaitent proposer de nouvelles méthodes pour améliorer la détection des activités épileptiques chez les malades d’Alzheimer, dans le but d’élaborer des traitements plus efficaces. Le Docteur Isabelle Le Ber, en collaboration avec le Professeur John van Swieten des Pays-Bas, étudie le rôle du système immunitaire du cerveau dans la dégénérescence frontotemporale d'origine génétique.
1,6 million d'euros pour faire progresser la recherche
Trois projet de recherche vont être accompagnés pendant deux ans pour mieux comprendre les causes de la maladie d'Alzheimer. À l'Université de Lille, le Docteur Caroline Smet-Nocca cherche à identifier le rôle d'une modification de la protéine tau dans le développement de la maladie d'Alzheimer. Le Docteur Frédéric Frottin, de l'Institut de biologie intégrative de la cellule, étudie quant à lui l'accumulation de protéines toxiques dans les noyaux des cellules cérébrales. Enfin, au Centre de recherche en neurosciences de Lyon, le Docteur Audrey Hay étudie les liens entre sommeil et cerveau dans la maladie d'Alzheimer.
Pour finir, deux futurs jeunes chercheuses et un jeune chercheur seront aussi accompagnés par la Fondation Vaincre Alzheimer. À Lille, Chloé Blondel (Université de Lille) cherche à identifier une nouvelle cible thérapeutique en lien avec la résistance à l'insuline dans la maladie d'Alzheimer et les tauopathies, et Agathe Launay (Centre de recherche Lille Neuroscience & Cognition) étudie le rôle d'un récepteur de la caféine dans la maladie d'Alzheimer. Enfin, le Docteur Esteban Munoz Musat (Centre Mémoire de ressources et de recherche - Paris Nord Ile-de-France) souhaite identifier l'électroencéphalogramme et les combinaisons de mesures permettant de mieux différencier la maladie d’Alzheimer et la maladie à Corps de Lewy et de mieux comprendre les changements cognitifs associés cette à dernière.
Antonin Tabard
European Silver Day : Une journée pour repenser la silver économie
Le Hub Eurasanté accueillait, jeudi 26 juin, l'évènement European Silver Day, une journée dédiée à la silver économie. Organisée par Eurasanté, le Clubster NSL, Eurasenior et leurs partenaires, avec le soutien du Département du Nord, de la Région Hauts-de-France et cofinancée par l'Union Européenne via les projets NOTRE et CforC - Careers for Carers, cette journée a permis de faire rimer innovation, territoires et coopération au service du bien vieillir. Pensée comme une expérience complète, elle a notamment réuni décideurs, start-up, chercheurs, collectivités, investisseurs et porteurs de projets autour d’un programme dense et rythmé. Objectif ? Connecter les idées, les acteurs et les solutions pour bâtir ensemble une politique ambitieuse du bien vieillir.

« Nous avons, en parallèle, élaboré une galerie de l'innovation, souligne Perrine Lespagnol, directrice adjointe de Eurasanté, pour montrer toutes les innovations du secteur et faire profiter aux prescripteurs et aux personnes âgées et à leurs aidants d'une visite pour les découvrir et se doter de ces innovations à l'avenir, on l'espère. »
La silver économie, une mine d'innovations
Au programme, une matinée de conférences pour définir une politique européenne ambitieuse en matière de longévité, à travers une table ronde institutionnelle, des éclairages d’experts et des retours d’expérience concrets, suivie d'un temps de rendez-vous BtoB qualifiés et de networking pour favoriser la mise en relation, avant un atelier consacré à la valorisation des carrières du soin aux personnes âgées auprès des jeunes générations.
« Dans la silver économie, l'innovation a une place centrale, détaille Benjamin Zimmer, directeur délégué associé au sein de la Silver Alliance. Ce qui fait que ça produit beaucoup d'innovations, c'est le fait que notre société vieillit et qu'elle n'a jamais autant vieilli, aussi vite et de manière aussi importante. Il peut y avoir des innovations de services, incrémentales ou encore organisationnelles, mais aussi des innovations plus radicales, comme l'intelligence artificielle dans le diagnostic, pour être dans le care et moins dans la cure. »
Antonin Tabard
La coopérative Giphar innove au service d'une santé durable
Le groupement coopératif Giphar lance “ma pharmacie responsable”, un programme imaginé pour impulser la transition durable en officine. Objectif ? Devenir le premier collectif de pharmaciens engagés dans la santé durable. Pour cocher toutes les cases de cette dimension “one health”, le groupement a défini une stratégie structurée autour de trois combats que sont la santé durable, la logistique frugale et l'offre responsable.

« Au sein du réseau, on aime à dire que “Ma Pharmacie Responsable” est le quatrième mousquetaire des trois combats qui structurent la transformation durable de Giphar. Santé Durable, Logistique Frugale et Offre Responsable sont les piliers de notre démarche, et chacun d’entre eux contribue à rendre plus vertueuses les activités phares du Groupement. “Ma Pharmacie Responsable” est le levier que la coopérative a choisi pour impulser, de manière simple et volontaire, un mouvement collectif vers une officine plus durable », détaille Benoît Le Gavrian, président du Directoire.
Une boîte à outils pour une transformation responsable des officines Giphar
Traduit sous la forme d'une boîte à outils co-construite avec les pharmaciens pour les accompagner dans leur propre transformation responsable, le programme “Ma pharmacie responsable” est né du constat que la RSE dessine de nouvelles attentes et nécessite de nouvelles pratiques qui doivent répondre à la réalité de l'officine. « En tant que pharmacien, je nourris une sensibilité RSE depuis longtemps. J’avais à cœur de la faire vivre dans mon officine, à l’instar de certains confrères, mais nous avions le sentiment d’agir un peu dans notre coin, sans véritable impact », confie Frédéric Bizon, pharmacien titulaire et chef de file Pharmacien au sein du programme.
Un peu plus d’un mois après son ouverture auprès des officines du réseau, plus de 200 pharmacies ont déjà rejoint le mouvement “ma pharmacie responsable” : « Un résultat prometteur sur lequel nous allons surfer durant l’été… et d’ici la fin de l’année : nous avons pour objectif de mobiliser la moitié du réseau à fin 2025 », conclut Domitille Philipon, chef de projets communication au sein de Giphar et chef de file Métier au sein du programme. La coopérative Giphar réunit actuellement quelque 1250 officines sur tout le territoire.
Antonin Tabard
NUManima : e-santé et IA au service des animaux
La cinquième édition de NUManima s'est déroulée les 25 et 26 juin derniers à l'École nationale vétérinaire d'Alfort. Organisé par Vet in Tech, cet évènement a accueilli plus de 150 professionnels de la santé animale pour faire un point sur les dernières tendances en matière de e-santé. Et pour sûr, l'intelligence artificielle était scrutée à la loupe, cette année.

« Ces journées NUManima sont aussi, pour nous, l'occasion de remettre le prix de thèse, qu'on décerne chaque année au sein de Vet in Tech, et cette année, la lauréate s'appelle Sandra Fourel, de l'École nationale vétérinaire de Toulouse. Elle a réalisé une thèse sur l'intérêt d'un système d'intelligence artificielle pour retranscrire les consultations vétérinaires », explique Raphaël Guatteo, enseignant chercheur au sein d'Oniris, l'école nationale vétérinaire de Nantes.
L'IA sous toutes ses formes à NUManima
Comment utiliser l'intelligence artificielle ? Pour quelles applications ? Quid de la donnée ? « L'intelligence artificielle se développe... parfois difficilement, mais en médecine humaine plus qu'en médecine vétérinaire, reconnaît Nicolas Du Mottay, docteur en médecine vétérinaire, expert dans une grande entreprise de conseils spécialisée sur les thématiques de la data et de l'IA particulièrement appliquées à la recherche et au développement pour les laboratoires pharmaceutiques. Et aujourd'hui, la question qu'on est en droit de se poser, c'est quels cas d'usage sont intéressants pour le vétérinaire et dans quel cadre est-ce qu'on peut le développer de façon sereine et durable, surtout dans sa pratique quotidienne et clinique. »
Entre autres innovations présentées pour l'occasion, le premier biotraqueur GPS dédié à la santé animale et développé par Invoxia, ou encore les analyseurs conçus et commercialisés par le laboratoire Idexx pour améliorer et faciliter le diagnostic, au service d'une meilleure prise en charge des animaux.
Antonin Tabard









